Le maire de Roberval, Sabin Côté, a démissionné de son poste de président du comité de sécurité publique de la MRC du Domaine-du-Roy.

Le maire Sabin Côté a démissionné d'un comité

Le maire de Roberval Sabin Côté a démissionné de son poste de président du comité de sécurité publique de la MRC du Domaine-du-Roy. Au lendemain de son arrestation pour conduite avec les facultés affaiblies, il aurait contacté un sergent de la Sûreté du Québec qui est membre du comité, afin de lui faire part de sa décision.

Le préfet Lucien Boivin, qui a appris la nouvelle vendredi matin, affirme que Sabin Côté « a agi en bon politicien et en bon citoyen en prenant ses responsabilités ». 

Le comité de la MRC du Domaine-du-Roy prendra le relais, notamment afin de nommer une nouvelle personne à la présidence. 

Questionné quant à son rôle de maire de Roberval, Monsieur Boivin rappelle que Sabin Côté n’a pas été reconnu coupable et qu’il a le droit à la présomption d’innocence.

Nuances

Le principal intéressé, Sabin Côté, tient pour sa part à apporter quelques nuances à la suite de son départ du comité de sécurité de la MRC du Domaine-du-Roy. Lors d’un entretien téléphonique avec Le Progrès, vendredi, le maire de Roberval a expliqué qu’il ne s’agissait pas d’une démission puisqu’il s’agit d’une fonction et non d’un
poste. 

Selon ses dires, le 24 juin, il a contacté le Sergent Patrick Paquet afin de lui faire part de son intention de laisser sa place à la présidence tout en lui assurant sa pleine collaboration. « Sur le plan professionnel, ça ne fait pas de sens. Je trouve cela éthique de ma part de quitter avant d’être en conflit d’intérêts », explique celui qui affirme assurer une vingtaine de responsabilités au sein de plusieurs comités. 

Par ailleurs, il ajoute que le préfet Lucien Boivin ne siège pas au comité de sécurité et qu’ainsi, il n’est pas la bonne source pour commenter ce dossier. 

Appui

Questionné quant à sa capacité à faire son travail et sa crédibilité pour le réaliser, Sabin Côté n’a aucun doute. « Le conseil, les cadres supérieurs et mes proches m’appuient. On parle de deux ou trois détracteurs qui étaient en action lors de la campagne électorale », conclut celui qui est tout de même d’avis que l’événement est devenu une tempête médiatique.