Le maire de Roberval, Guy Larouche, insiste sur les avantages qu'engendrera la décision de ne plus accorder un crédit de taxes pour les locaux commerciaux inoccupés.

Le maire Guy Larouche ne reculera pas

Malgré les pressions, Guy Larouche ne reculera pas sur la décision prise par le conseil municipal de retirer le dégrèvement de taxes pour les locaux vides.
Le magistrat est catégorique. Il ne reviendra pas sur son choix, même si certains commerçants outrés par ce changement de cap prennent maintenant en otage des organismes communautaires du milieu en guise de protestation.
Depuis toujours, les commerces et entreprises de Roberval dont les locaux étaient inoccupés bénéficiaient d'un crédit de taxe. Ils sont au nombre d'une trentaine. Au total, ces gens d'affaires épargnaient des montants de près de 35 000$ sur leur compte de taxes. À titre d'exemple, pour la Plaza Roberval, le montant annuel crédité s'élevait à un peu plus de 5200$.
Or, cette ère est révolue. Lors de la confection du budget 2014, le maire de Roberval et son équipe ont retiré ce crédit. Cette décision a semé la grogne chez des gens d'affaires touchés par la mesure. En guise de protestation, un commerçant a même décidé de boycotter le Festival d'hiver, cette année, en lui retirant la commandite de quelque 10 000$ qu'il lui versait par le passé. «C'est rendu que certains font payer les organismes communautaires. (...) On s'attendait à ce que les gens affectés réagissent. Nous en avons discuté en plénière et les membres du conseil demeurent sur leur position. On ne changera pas notre fusil d'épaule. Ça, c'est clair. C'est une bonne décision, nous la maintenons et continuons dans ce sens-là.»
Le maire Larouche insiste sur les avantages qu'engendrera cette décision. Il croit qu'elle stimulera le développement économique en plus de favoriser la revitalisation du centre-ville.
«C'est mort depuis des années! Ça fait dix ans qu'il y a un paquet de locaux vides. Les gens d'affaires étaient subventionnés en gardant leurs locaux inoccupés. En leur octroyant un crédit pour inoccupation, les locateurs avaient moins de pression pour louer, car ils en retiraient des avantages», pointe Guy Larouche.
Le maire de Roberval fait valoir que c'est également par souci d'équité à l'égard de l'ensemble des citoyens que le conseil a pris cette décision. "À titre de comparaison et de manière imagée, c'est comme si le propriétaire d'un immeuble à logement recevrait un crédit de taxe pour un loyer non loué. Ça ne se fait pas. Ces propriétaires d'immeubles résidentiels paient la totalité de leur compte de taxes, alors il en sera de même pour les commerces, industries et entreprises», conclut le magistrat.