Le maire de Saint-Honoré, Bruno Tremblay, est furieux contre le conseiller de Saguenay Michel Potvin, qui affirme que les citoyens de Saint-Honoré profitent des services de Saguenay.

Le maire de Saint-Honoré en colère contre Michel Potvin

Le maire de Saint-Honoré, Bruno Tremblay, est en colère contre le conseiller municipal de Saguenay Michel Potvin, qui a accusé, mardi, les Honoriens de profiter des services et des infrastructures de la métropole régionale, tout en payant des terrains résidentiels moins chers, ce qui expliquerait les problèmes financiers et de développement de Saguenay.

En marge de la séance du conseil de la MRC du Fjord-du-Saguenay, tenue mardi soir, M. Tremblay a fait part de sa colère à l’endroit des propos tenus sur différentes tribunes radiophoniques par le conseiller Potvin, qu’il accuse d’emprunter le même discours que l’ex-maire Jean Tremblay lorsqu’il est question du développement de Saint-Honoré et des municipalités voisines.

Se basant sur les données d’une étude réalisée par l’ex-Centre local de développement du Fjord et publiée en 2010 qu’il a remise à jour, M. Tremblay a tenu à remettre les pendules à l’heure en affirmant que les 22 000 citoyens résidant sur le territoire de la MRC du Fjord-du-Saguenay cumulent des dépenses de consommation (automobiles, restauration, habillement, épicerie, etc.) totalisant annuellement 453 M $. Selon lui, 75 % de ces dépenses sont réalisées sur le territoire de Saguenay. « On fait tout à Saguenay parce que Saguenay est la métropole de la région qui, par définition, organise les services et où se concentrent les commerces », explique M. Tremblay.

En ce qui a trait aux données de consommation des Honoriens, M. Tremblay les évalue à 95 M $, déversés majoritairement à Saguenay. « La mine Niobec à Saint-Honoré fait travailler 435 personnes et sur le total, 325 proviennent de Saguenay et de ses périphéries. On retrouve aussi l’école de pilotage du Cégep de Chicoutimi, Industrie LD et une foule d’entreprises. C’est à se demander si on n’est pas rendus avec un Trump régional où il faudrait ériger un mur », affirme le maire Tremblay. Il en rajoute en affirmant que même si quelques citoyens de Saint-Honoré assistent à des spectacles au Théâtre Banque Nationale, ce sont tout de même des gens qui paient leur billet. « Un de mes citoyens est venu me voir après être resté en panne avec son automobile sur le pont Dubuc. Il a dû payer une forte somme pour l’intervention des pompiers de Saguenay. Ce n’est pas vrai que Saguenay nous fait vivre. »

En ce qui a trait au prix des terrains résidentiels à Saint-Honoré, M. Tremblay sert une petite leçon à M. Potvin en rappelant que le rôle d’une ville est de fournir des services, mais aussi d’assurer son développement. « Les terrains résidentiels à Saint-Honoré, c’est autour de 35 000 $, 40 000 $. On s’est donné l’avantage d’avoir des terrains à bas prix en participant avec les promoteurs pour atténuer les prix, en payant les bordures de rue, l’asphaltage et les systèmes d’éclairage. Aucun promoteur n’a de mauvaises surprises lorsqu’il vient chez nous », explique M. Tremblay.

C’est ainsi, selon lui, que Saint-Honoré voit sortir de terre annuellement entre 35 et 50 nouvelles résidences sur son territoire, en maintenant, depuis cinq ans, un taux de taxes de 85 cents du 100 $ d’évaluation. « Depuis trois ans, on a assisté à 75 baptêmes à l’église, ce qui doit représenter une centaine de naissances, puisque 30 % des parents ne font pas baptiser ».

Le maire de Saint-Honoré conclut en se demandant si Saguenay a vraiment le désir de continuer à jouer son rôle de métropole lorsqu’il entend les propos tenus par M. Potvin.

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LES ÉLUS SE PRONONCENT SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Les élus de la MRC du Fjord-du-Saguenay ont pris position, mardi, sur les changements climatiques qui affectent la planète, tout en se montrant sensibles aux enjeux que requièrent la réalisation et la gestion des grands projets dans la région.

Lors de la séance du conseil tenue mardi, les élus ont adopté à l’unanimité une résolution reconnaissant que des changements rapides et sans précédent dans les domaines de l’aménagement du territoire, de l’industrie, du bâtiment, du transport et de l’urbanisme sont nécessaires afin de limiter à 1,5 degré Celsius le réchauffement planétaire tel que proposé par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

La même résolution demande aux gouvernements du Québec et du Canada de mettre en place des mesures concrètes pour lutter contre les changements climatiques. 

Le comité politique d’aménagement de la MRC a été mandaté pour évaluer la nature des impacts potentiels des changements climatiques sur les territoires de la MRC, et proposer des mesures de mitigation et d’adaptation à mettre en oeuvre.

Dans les considérants de la résolution, les élus se montrent sensibles aux enjeux que requiert la réalisation des grands projets dans la région et souhaitent s’assurer qu’ils respectent les notions du développement durable pour le territoire et la région.

Toujours en matière environnementale, le conseil a adopté sa politique d’implantation des bornes de recharge pour véhicule électrique, qui accorde 10 000 $ par municipalité jusqu’au 31 décembre 2020.

Rémunération

Les maires ont entériné le règlement encadrant la rémunération des élus de la MRC. Le préfet Gérald Savard touchera un montant de 26 790 $ annuellement, auquel s’ajoute 160 $ versé mensuellement pour chaque séance à laquelle il assiste. S’ajoute un autre 160 $ pour le préfet lors de sa présence au sein du comité administratif tandis que ses autres collègues touchent 106 $. Le préfet suppléant, Rémi Gagné, touchera 5144 $ annuellement, plus un montant de 106 $ versé mensuellement pour chaque séance. Les autres membres ont droit à 2845 $, plus 106 $ versés pour chaque séance.

Clubs de motoneigistes

Devant la décision des clubs de motoneigistes du Fjord, Caribou-Conscrits et du Saguenay de mettre fin au Regroupement des clubs, créé en 2011 pour la vente commune des droits d’accès, les élus ont procédé à la formation d’un nouveau comité. Son mandat sera d’assurer une communication commune entre la MRC et les trois clubs de motoneigistes, compte tenu de l’importance de cette activité sur le territoire, a expliqué le préfet Gérald Savard.