Réjean Bédard aimerait que la vitesse des trains soit réduite dans la municipalité.

Le maire de Larouche veut ralentir les trains

Le maire de Larouche, Réjean Bédard, trouve que les trains vont trop vite dans sa municipalité. Il voudrait faire front commun avec les maires des villes et villages du Saguenay–Lac-Saint-Jean traversés par des voies ferrées pour faire changer les choses.

M.Bédard a interpellé la Sécurité civile du Québec pour discuter de la situation avec le Canadien National (CN) et, possiblement, VIA Rail. Un comité de travail se réunira plus tard cet automne. Le but de ce comité est d’augmenter la sécurité et d’établir des plans d’urgence en cas d’accident ou de déversement.

Cette question, qui a aussi été abordée pendant les consultations préliminaires régionales au Sommet sur le transport ferroviaire, tenues mardi à Alma, a une signification particulière à Larouche.

En février dernier, un homme qui travaillait pour la municipalité est mort quand un train du CN est entré en collision avec le tracteur de déneigement qu’il conduisait.

Le lendemain de la tragédie, les voisins de la victime déploraient les circonstances de l’accident, dans une entrevue accordée au Quotidien. En plus de questionner la vitesse à laquelle le train circulait dans la municipalité, certains mentionnaient que les locomotives ne faisaient pas de bruit pour annoncer leur passage.

Un drame est survenu en février dernier, alors qu’un train du CN a percuté un camion de déneigement, entraînant la mort de son conducteur.

Réglementation

La réglementation concernant la vitesse des trains varie selon les endroits et les chargements. Selon les informations du Quotidien, le train aurait roulé à une vitesse d’un peu plus de 60 km/h le jour de l’incident, ce qui respecterait les normes canadiennes.

Réjean Bédard, qui a pu consulter un rapport du coroner sur la mort de l’employé municipal, trouve cependant que cette vitesse est excessive, dans un secteur où les habitants de trois maisons doivent traverser un passage à niveau pour accéder à leur résidence.

« Dans la configuration, il y a une courbe. Il y a des traverses à niveau de part et d’autre. La visibilité n’est pas très bonne pour les automobilistes dans ces entrées privées là », explique le maire de Larouche, qui ne voit pas d’inconvénient à ce que le train ne siffle pas dans la municipalité.

Il ne comprend pas non plus que les trains ne doivent pas adapter leur conduite aux conditions hivernales. Le jour de l’accident, on ramassait encore la neige tombée quelques heures auparavant.

« Les automobilistes, on nous demande d’ajuster notre vitesse dans ces conditions, ajoute le maire. Ça devrait être la même chose du côté des trains. Les automobilistes, quand le train arrive à grande vitesse, ils ont un moins grand temps de réaction. »

Une demande placée au bureau du coroner, mercredi, pour obtenir le rapport concernant l’accident survenu à Larouche le 13 février, est restée sans réponse.