Une analyse du rapport rédigé par Cegerco effectuée par SNC-Lavalin au retour des Fêtes a permis de déterminer que les fissures proviennent du durcissement du béton et n’ont pas d’impact sur l’intégrité structurale de l’édifice.

Le litige du TGEM sur le point de se régler

Les problèmes de conception reliés à la structure du nouveau hangar destiné à abriter les équipements de transport, génie électrique et mécanique (TGEM) de la base de Bagotville sont sur le point de se régler à la suite d’une entente à intervenir avec l’entrepreneur général Cegerco.

Le chantier de construction de 46,9 millions $ destiné à l’entretien et l’entreposage du matériel de support des aéronefs et des véhicules lourds comme des chasse-neige a connu sa part d’ennuis depuis son ouverture en avril 2017.

Selon les informations confirmées par le Bureau des relations avec les médias du ministère de la Défense, l’entrepreneur général a constaté des fissures dans les fondations du bâtiment, le 21 décembre, soit les sections 3 et 4 qui représentent environ le tiers de l’immeuble d’une superficie de 600 000 pieds carrés. Les travaux de construction ont été arrêtés par l’entrepreneur à titre préventif juste avant les vacances hivernales de la construction.

Une analyse du rapport rédigé par Cegerco effectuée par SNC-Lavalin au retour des Fêtes a permis de déterminer que les fissures proviennent du durcissement du béton et n’ont pas d’impact sur l’intégrité structurale de l’édifice. Elles ne constituent pas un problème pour la sécurité.

Dans le cadre d’autres inspections effectuées par la firme d’ingénierie en collaboration avec Construction Défense Canada (CDC) et le ministère de la Défense nationale, des problèmes de conception ont aussi été détectés. Des contreventements structuraux à certains endroits ont dû être renforcés pour répondre aux exigences en matière de charges sismiques indiquées sur les plans du bâtiment en cas de tremblement de terre.

La Défense nationale confirme qu’elle est sur le point de finaliser une entente avec Cegerco pour la reprise des travaux dans les prochains jours avec pour objectif, entre autres, que les réparations nécessaires soient effectuées, le tout en conformité avec les normes d’ingénierie et du Code du bâtiment.

Interrogé sur les coûts supplémentaires reliés à ces problèmes, le ministère prévoit qu’il n’y aura pas de travaux à effectuer pour les fissures de fondations, donc le coût sera nul.

En ce qui a trait aux coûts reliés aux contreventements structuraux, le ministère en ignore les coûts pour le moment, mais on affirme que le tout sera traité selon les modalités du contrat signé. Une entente avec Cegerco devrait permettre la reprise des travaux dans les prochains jours.

Pour ce qui est de l’échéancier, des délais mineurs sont à prévoir, mais il est prévu que l’immeuble puisse être livré à temps pour l’été 2020.

Du côté de Cegerco, le président Jeannot Harvey a déclaré que le dossier est sur le point de prendre le bon bord puisque les avocats des deux parties en sont à finaliser une entente qui devrait inclure des coûts d’impact reliés aux corrections apportées. « Je pense que tout ce dossier a été une tempête dans un verre d’eau. Ça s’est réglé. Nous avons perdu beaucoup de temps et d’efficacité qui auront un coût d’impact. On a ralenti le travail pendant deux à trois mois », conclut-il.