Le projet de coopérative, qui doit venir en aide aux agriculteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean faisant face à des problèmes de rareté de la main-d’oeuvre, devrait voir le jour au printemps 2020. Sa mise en place était prévue à l’automne 2019.
Le projet de coopérative, qui doit venir en aide aux agriculteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean faisant face à des problèmes de rareté de la main-d’oeuvre, devrait voir le jour au printemps 2020. Sa mise en place était prévue à l’automne 2019.

Le lancement de la coopérative régionale de remplacement de main-d’œuvre encore retardé

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
JOURNALISTE DE L'INITIATIVE DU JOURNALISME LOCAL / Les agriculteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui font face à des problèmes de rareté de la main-d’œuvre devront patienter encore quelques mois avant de bénéficier de la mise en place d’une coopérative régionale de remplacement de main-d’œuvre. Attendu à l’automne 2019, c’est plutôt au printemps 2020 que le projet devrait finalement voir le jour. Jusqu’à maintenant, près de 30 agriculteurs se sont montrés intéressés à joindre la coopérative de solidarité.

Pour concrétiser le projet qui vise à offrir un peu de répit aux agriculteurs de la région, les acteurs impliqués au dossier se sont alliés avec le Centre d’innovation sociale en agriculture (CISA) de Victoriaville.

Le conseiller coordonnateur à l’Union des producteurs agricoles au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Nicolas Maltais, explique que la collaboration avec le centre permet d’assurer de solides bases au projet et notamment d’élaborer le plan d’affaires attendu à la fin avril.

« Ce qu’on souhaite avec eux, c’est de créer un service plus fort et d’assurer une pérennité au projet. Avec eux, nous avons bon espoir d’être bien soutenus et d’être en mesure de bien répondre aux besoins des producteurs. Nous aurons tout pour bien fonctionner », exprime M. Maltais.

Le conseiller coordonnateur à l’UPA régionale ajoute que le CISA de Victoriaville, qui a œuvré à un projet de coopérative similaire dans la MRC d’Arthabaska, détient une certaine expertise et diverses connaissances.

Soucieux de bien faire les choses, les personnes à l’origine du service de remplacement de main-d’œuvre espèrent un début des opérations ce printemps.

Le projet-pilote d’une durée de trois ans devrait accueillir, lors de la première année, un premier groupe test de 29 agriculteurs.

L’objectif initial n’a pas changé alors que la main-d’œuvre qui se déplacera de ferme en ferme pourra répondre à des besoins de remplacement découlant d’accidents, de maladie, de congés parentaux et même d’implications professionnelles. « Dans un premier temps, nous pourrons répondre aux urgences et ensuite assurer un répit aux autres agriculteurs », ajoute Nicolas Maltais.

Le comité à l’origine de ce service de partage d’employés aspire à le déployer sur l’ensemble du territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean. C’est la provenance et le nombre de personnes embauchées qui détermineront les secteurs desservis, en premier lieu, par le service.

La trentaine de producteurs inscrits à l’initiative proviennent de l’ensemble du Saguenay-Lac-Saint-Jean, principalement de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est et du Saguenay.