La CIDAL et la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est ont présenté le déjeuner-conférence «L’ABC du recrutement international» devant une salle comble. Le répondant régional aux services aux entreprises de Services Québec, Nicolas Bouchard, y présentait différents outils.

Le Groupe LAR se tourne vers le Mexique

Faisant face à un bassin de main-d’œuvre disponible plutôt faible, les entreprises du Saguenay-Lac-Saint-Jean envisagent diverses pistes de solution, dont le recrutement de main-d’œuvre étrangère. Le Groupe LAR de Métabetchouan–Lac-à-la-Croix s’est d’ailleurs tourné vers le Mexique pour combler ses besoins de personnel.

Le rendez-vous orchestré, mardi, par la Corporation d’innovation & développement Alma Lac-Saint-Jean-Est (CIDAL) et la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est, a permis de présenter une panoplie d’outils et de services facilitant le recrutement. Le déjeuner-conférence axé sur le recrutement à l’étranger s’est déroulé devant une salle comble.

Les participants ont eu l’occasion de découvrir une expérience concrète de recrutement à l’étranger grâce au directeur des ressources humaines du Groupe LAR, Tony Duchesne. Après plusieurs pistes de solution en région, l’entreprise de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix s’est tournée vers le Mexique. « Lors de la mission à Veracruz, en trois jours, ils ont fait près de 150 entrevues et des tests de soudage ont été faits », a raconté M. Duchesne.

Le gestionnaire est revenu sur toutes les étapes du processus qui s’est étendu sur plusieurs mois, dont les rencontres explicatives réalisées avec le personnel en place.

Le directeur des ressources humaines du Groupe LAR a souligné le dynamisme, la joie de vivre et la bonne humeur des employés qui sont en poste depuis le 14 janvier.

Présentant un portrait de la nouvelle réalité du marché du travail, l’intervenant Clément Desbiens, qui cumule 20 années à titre d’économiste et 10 années en tant que gestionnaire au sein du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, est d’avis que « même avec une croissance d’emplois à zéro, il faudra quand même remplacer beaucoup de gens ». En 2017, les prévisions annonçaient 27 000 emplois à pourvoir jusqu’en 2021, et ce, simplement dans la région. De ce nombre, à peine 500 postes découlent de la création d’emploi, le reste correspondant au remplacement de la main-d’œuvre.

La plus grande participation de certains bassins de main-d’œuvre tels que les jeunes, les personnes de 55 à 64 ans ainsi que les personnes immigrantes ou autochtones pourraient amoindrir le phénomène de rareté de la main-d’œuvre.

Le répondant régional aux services aux entreprises de Services Québec, Nicolas Bouchard, rappelle l’importance d’une culture organisationnelle ainsi que de bonnes pratiques de gestion des ressources humaines (GRH) afin de réussir le défi de recrutement. « Selon les données de l’EREFQ (Enquête sur le recrutement, l’emploi et les besoins de formation dans les établissements au Québec), 40 % des entreprises de la région comptant entre 50 et 99 employés n’auraient pas de service des ressources humaines, ceci représente plus de 120 entreprises. »