Le frère de Dédé Fortin, Réal, a réagi concernant le litige entre lui et deux anciens musiciens des Colocs.

Le frère de Dédé Fortin explique sa pensée

Réal Fortin a décidé de sortir de sa réserve concernant le recours judiciaire en cours pour mettre les choses au clair. Sa manoeuvre n’a aucune intention personnelle, il veut seulement que les anciens musiciens du groupe Les Colocs respectent la mémoire et l’oeuvre de son frère Dédé.

Le litige entre Réal Fortin et deux anciens musiciens des Colocs, Mike Sawatzky et Benoît Gagné, se retrouve actuellement devant la Cour supérieure. Le frère de Dédé demande à ce que les anciens membres respectent l’entente de verser 2 % des cachets à Gestion Solodarmo inc., dont l’administrateur est Réal Fortin.

Sawatzky et Gagné ne respecteraient pas cette entente, ce qui a incité M. Fortin à intenter un recours judiciaire. Les deux musiciens ont ensuite répliqué en lançant une campagne de sociofinancement pour les aider à payer les frais d’avocat.

« Ils tentent maintenant d’obtenir du sociofinancement auprès du public, a écrit Réal Fortin dans une publication Facebook sur la page de Gestion Solodarmo Inc. À notre avis, ils le font de manière trompeuse, ce qui nous force à sortir de notre réserve au dossier. Mike Sawatzky et Benoît Gagné ne sont pas Les Colocs. Ce sont deux musiciens ayant fait partie du groupe, parmi un grand ensemble d’anciens membres et d’autres personnes impliquées sous la direction d’André (Dédé). »

Question de respect

Le frère du créateur des Colocs précise que les deux musiciens ont le droit de jouer de la musique des Colocs, tel qu’il est permis de le faire au Canada en vertu des règlements régis par la SOCAN, la Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique. Réal Fortin demande toutefois à ce que messieurs Sawatzky et Gagné respectent leurs engagements.

« Ils ne sont pas traités différemment que les autres, a précisé Réal Fortin. Nous supportons les activités de l’ensemble des anciens membres du groupe. Nous demandons aux gens un comportement professionnel, et de faire des efforts pour associer la prévention du suicide d’une manière ou d’une autre. »

Selon l’entente précédemment conclue, les 2 % des recettes remis à la famille Fortin sont redistribués vers la Fondation Dédé Fortin, qui vient en aide aux personnes aux prises avec des idées suicidaires.

« Je n’ai pas d’intérêt personnel particulier, a ajouté Réal Fortin. Je travaille bénévolement. Une part des bénéfices est versée à la fondation. Les bénéfices restants de Solodarmo sont partagés à parts égales entre nous, les dix enfants restants de la famille. »

Sans discréditer la campagne de sociofinancement lancée par Mike Sawatzky et Benoît Gagné, Réal Fortin invite plutôt les gens qui auraient l’intention d’être généreux à songer à une autre option.

« Si vous êtes intéressés à faire des dons, je vous encourage plutôt à donner à des organismes d’aide aux personnes souffrant de maladie mentale et de pensées suicidaires », a-t-il conclu.