Le flambeau aux jeunes

L'avenir commercial de La Baie ne semble nullement compromis. Les affaires roulent assez bien, les jeunes propriétaires développent des projets et les plus vieux regardent du côté de la relève.
Le Quotidien a rencontré quelques commerçants baieriverains hier afin de tâter le pouls du milieu des affaires. Si certaines personnes croyaient que l'avenir s'annonçait plutôt sombre à la suite de la fermeture du commerce Odina Simard et de l'éventuelle fermeture d'Albert Tremblay meubles, ce n'est pas l'opinion de ces commerçants.
Les propriétaires rencontrés trouvent regrettable la fin des affaires pour les deux commerces, mais croient que les décisions sont circonstancielles.
«Ces fermetures ne nous touchent pas vraiment. Nous avons une bonne clientèle depuis des années et ce ne sont pas les projets qui manquent au restaurant», lance Félix Perron, propriétaire du restaurant-bar LorriAnn du boulevard de la Grande-Baie Sud.
«Mais ça prend des idées. Depuis un an, nous avons transformé le restaurant en un restaurant-bar. Nous présentons des spectacles chaque fin de semaine. Nous allons recevoir Hugo Lapointe, Dany Bédar et Jonas dans les semaines à venir. Je ne pense vraiment pas que La Baie va fermer», précise Félix Perron.
Le jeune homme de 22 ans travaille au restaurant depuis six ans. Il a appris sous la férule de Lorrie Dufour. Elle a été propriétaire du commerce au cours des 15 dernières années. À 39 ans, elle a décidé de prendre une pause et de réorienter sa carrière. Mme Dufour ne vend pas ses parts par crainte de voir son chiffre d'affaires diminuer sérieusement.
«Si j'ai réussi en affaires, c'est grâce aux gens de La Baie. Ce sont eux qui m'ont mis au monde, qui m'ont aidé à passer au travers des dernières années et à réussir. Et ce sont encore eux qui vont faire en sorte que le restaurant-bar va poursuivre ses activités», indique Mme Perron.
«Il faut d'ailleurs continuer à s'entraider, à s'encourager et à se tenir», poursuit-elle.
Propriétaire d'Aménagement du fjord, Patrick Gauthier croit que tout passe par la préparation de la relève.
«Je n'ai que 37 ans, mais j'y songe déjà. J'ai quelqu'un en tête. Il le sait. Il est jeune et a plein d'idées. Il est au courant des nouvelles technologies et fait en sorte que ça puisse aider l'entreprise», spécifie M. Gauthier.
«Mais une chose est certaine, ce n'est pas de la faute de la population si les commerces ferment leurs portes. Il ne faut pas dramatiser la situation, il faut plutôt aller de l'avant», conclut Patrick Gauthier.