Richard Miousse, président du conseil d'administration du Festival international des rythmes du monde (FIRM) et Robert Hakim, directeur général, invitent l'administration du maire Jean Tremblay à s'asseoir pour discuter de l'avenir de l'événement.

Le FIRM invite le maire à discuter

La direction du Festival international des rythmes du monde (FIRM) souhaite reprendre le dialogue avec le maire Jean Tremblay et Promotion Saguenay afin de discuter de l'avenir de l'événement et de son financement futur.
Pour 2014, les citoyens doivent s'attendre à la tenue d'un festival plutôt modeste adapté aux revenus qui entreront dans le tiroir-caisse.
C'est le message qu'ont livré hier en conférence de presse, le président du FIRM, Richard Miousse et le directeur général, Robert Hakim. Ces derniers ont adopté la politique de la main tendue en demandant au maire Tremblay de ne pas pénaliser tous les organismes culturels et touristiques de la ville en raison des problèmes du Festival forestier de Shipshaw.
D'entrée de jeu, M. Miousse a répondu aux déclarations du maire Tremblay à l'effet que des vérifications allaient être faites auprès des organismes subventionnés, une mesure qui ne devrait pas s'appliquer puisque, selon lui, celui qu'il préside a adopté des règlements généraux et un code d'éthique très sévères en plus de faire produire sa comptabilité et ses états financiers par Raymond, Chabot, Grant, Thornton.
M. Miousse ajoute qu'avec un achalandage de 212 000 personnes à l'été 2013, le FIRM est un événement touristique majeur dont les retombées économiques sont importantes puisque pour chaque dollar public investi, 25 $ retournent dans la région. De là l'importance, selon lui, d'aider l'événement qui ne peut compter que sur trois sources de revenus soit les subventions, les commanditaires privés et les revenus autonomes.
Les deux représentants ont rappelé qu'en 2010, le FIRM a affiché des surplus financiers. Un premier manque à gagner est survenu lorsque Industrie Canada a exercé une coupe de subvention de 229 000 $, suivie d'un autre manque gagner de 135 000 $ en 2012.
Pour l'édition 2014, le FIRM peut compter sur une aide financière de 200 000 $ pour la dernière année du protocole triennal signé avec la ville. Ce qui est en jeu présentement, c'est une subvention récurrente de 35 000 $ provenant de la Zone portuaire qui occasionnait une dépense de 100 000 $ pour l'aménagement de la zone famille ainsi qu'une autre subvention de 50 000 $ provenant de Promotion Saguenay.
Redressement
Interrogé sur le plan de redressement exigé par le comité exécutif le 15 janvier dernier, M. Hakim a déclaré que le conseil d'administration du FIRM a décidé de diminuer ses activités tout en livrant le meilleur festival possible. De plus, le FIRM s'engage à éliminer son déficit accumulé évalué à 320 000 $ par la ville d'ici 2016. Une tranche de 100 000 $ devrait s'appliquer sur la dette, a mentionné M. Hakim. Des coupes seront appliquées dans la masse salariale du festival de même que dans la promotion de l'activité à l'extérieur de la région et la réalisation d'études portant sur les retombées. Enfin, d'autres coupes seront effectuées dans les spectacles internationaux.
Malgré tout, M. Hakim promet que la prochaine édition sera tout de même de qualité. « Le festival n'a pas toujours eu un budget de 1 million $. Le festival va se faire avec les moyens qu'on aura.»
Compte tenu du nouveau contexte budgétaire, Hakim et Miousse ont indiqué qu'ils sont à la recherche de nouvelles alternatives. Trois campagnes de financement pourraient être organisées afin de renflouer les coffres avec la vente de macarons auprès du grand public, l'organisation de spectacles-bénéfices ainsi que la recherche d'aide financière auprès des entreprises privées.