Les admirateurs de Zappa ont tripé fort, hier soir, sur la Zone portuaire de Chicoutimi pendant le concert Zappa Plays Zappa, offert par Dweezil Zappa, le fils du légendaire Frank, en compagnie de cinq excellents musiciens.

Le fils Zappa en met plein la gueule

Les admirateurs de Zappa ont tripé fort, hier soir, sur la Zone portuaire de Chicoutimi pendant le concert Zappa Plays Zappa, offert par Dweezil Zappa, le fils du légendaire Frank, en compagnie de cinq excellents musiciens. Il y a longtemps que le pavé du vieux port n'avait pas entendu de la guitare électrique de ce calibre, les pierres voulaient fendre par moment.
Pas loin de 3000 personnes s'étaient rassemblés devant la grande scène et avant que commence le spectacle, on pouvait observer que de vieux amis de jeunesses renouaient connaissance après 30 ans. Des poignées de mains et des accolades souriantes en disaient long sur ces rencontres fortuites.
Dès les premières notes de la pièce Zomby Woof, la foule s'est laissée envahir par l'univers musical de la légende américaine qui a marqué leur jeunesse pour ensuite donner le ton avec Son of Suzy Creamcheese. C'est un spectacle musicalement riche qui a été offert, hier soir, par des musiciens doués et d'un aplomb impeccable. Quelques ennuis avec la basse ont brisé un peu le rythme en début de spectacle, mais la formation a rapidement repris les choses avec les pièces Who Neeeds The Peace Corps? Mother People et Montana.
La multi-instrumentiste Scheila Gonzalez a livré toute une performance derrière son saxophone tout comme le batteur Ryan Brown qui a sonné la charge toute la soirée alors que Ben Thomas, voix et trompette, Chris Norton aux claviers, Kurt Morgan à la basse ont été extraordinaires.
Les musiciens ont livré des solos à la manière d'un spectacle de jazz alors que Dweezil Zappa rivalisait avec chacun d'eux dans de longues performances instrumentales improvisées.
«On est chanceux d'avoir ce genre de spectacle chez nous», pouvait-on entendre dans la foule. L'interprète originaire de la Californie a risqué un "bonsoir" en français avant de remercier la foule et de leur dire que c'est un véritable plaisir de jouer ici dans ce bel endroit.
Le public en a pris plein la gueule et en redemandait encore, visiblement impressionné par la qualité du spectacle.
Le journaliste du Quotidien a dû partir à contrecoeur après les pièces Tell Me You Love Me, Who Needs the Peace Corps et City of Tiny Lights et avant Dont Eat The Yellow Snow. Le directeur général de la Zone portuaire, Fabien Hovington, était près de la sortie et il a assuré que le groupe de musiciens a apprécié sa journée à Chicoutimi et que le directeur artistique de la formation a promis de rester en contact pour produire d'autres artistes internationaux à Chicoutimi, car ils ont aimé l'endroit.
C'est vrai que le rock progressif résonne bien au centre-ville.