Le fils d’André Gauthier lance un appel au cheikh de Dubaï

Alexis Gauthier, fils d’André Gauthier, ce Baieriverain détenu depuis quatre ans aux Émirats arabes unis, fait appel au souverain de Dubaï, le cheikh Mohammed al Maktoum, afin d’obtenir la libération de son père.

Par voie de communiqué émis par l’organisme anglais Detain in Dubaï, jeudi, M. Gauthier poursuit la campagne entreprise en demandant l’aide du cheikh Mohammed al Maktoum, le souverain de Dubaï.

Alexis Gauthier affirme avoir été déçu par les progrès du gouvernement canadien dans les discussions relatives à la détention injustifiée de son père. Les tentatives de résoudre diplomatiquement l’injustice ont été ignorées par le gouvernement de Dubaï, le Canada semblant réticent à intensifier ses communications, selon les propos tenus.

Le souverain de Dubaï est connu pour intervenir rapidement dans les cas où des ressortissants étrangers ont été arrêtés pour des questions triviales ou touristiques, ainsi que pour accorder la grâce tout au long du ramadan pour des crimes plus graves. Selon le fils du détenu, il est certainement du pouvoir de cheikh Mohammed d’examiner le cas d’André Gauthier. Il croit que cela conduirait sûrement à la liberté d’André et à son retour en toute sécurité au Canada, selon les affirmations diffusées.

Les problèmes d’André Gauthier ont débuté quand il aurait découvert et signalé une fraude dans GoldAE, alors la plus grande société d’investissement dans l’or au Moyen-Orient. Plusieurs dirigeants de l’entreprise ont fui Dubaï et auraient même ouvert des sociétés similaires à l’étranger pour commettre de nouvelles fraudes, dont l’une est sous enquête par les autorités canadiennes. Mohammed Abu al Haj, qui aurait utilisé d’autres identités, aurait convaincu les investisseurs confus d’ouvrir des poursuites contre André à sa place.

Le dénonciateur d’André Gauthier, Abu al Haj, a fait l’objet d’une enquête pour la nouvelle entreprise canadienne Canndollar.

Selon les prétentions de la famille, André Gauthier reste en détention en raison d’erreurs administratives dans le processus judiciaire. Chaque investisseur a ouvert un dossier séparé contre M. Gauthier pour exactement la même allégation. Tous les cas auraient dû être jugés en décembre, mais le tribunal n’a statué que sur 11 des 73 chefs d’accusation.