Viol collectif: deux ados remis en liberté sous de sévères conditions

Deux des adolescents accusés d’agression sexuelle en groupe commise en 2017 sur une mineure à Sherbrooke ont été remis en liberté sous de sévères conditions.

« C’est comme de la prison, mais à domicile », précise son avocat Me Joël Bourassa.

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Les quatre adolescents accusés d'un viol collectif

La juge Lise Gagnon de la chambre de la jeunesse de la Cour du Québec a imposé à l’adolescent de rester à domicile 24 heures sur 24. Un interdit de contact a été émis à l’accusé avec les plaignantes au dossier de même que les autres accusés dans cette affaire.

Dans le dossier du dernier individu mineur à être incarcéré, l’enquêteur au dossier a témoigné des faits en cause, lundi, devant la juge Gagnon au palais de justice de Sherbrooke.

Une ordonnance de non-publication empêche de dévoiler toute information concernant les faits dans le dossier.

L’avocate de la défense Me Kim Dingman a convaincu le tribunal de remettre l’adolescent en liberté. De sévères conditions lui ont aussi été imposée.

Me Joël Bourassa

Remis au 26 avril

Quant aux dossiers devant le tribunal adulte qui revenaient devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec, les deux accusés ont reporté leur enquête sur remise en liberté au 26 avril prochain.

Blessing Dugbeh, 20 ans et autre individu de 19 ans, mais mineur au moment de certains gestes, sont accusés d’agression sexuelle en groupe.

Les deux nouveaux accusés dans cette affaire auraient tenté d’intimider les plaignantes au dossier au cours des derniers jours.

Dugbeh est accusé d’un viol collectif qui serait survenu le 12 février 2017.

Des accusations de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels ont aussi été portées contre lui. Des chefs de menaces de mort et de harcèlement envers des témoins ont été déposées contre Dugbeh pour des gestes commis, jeudi.

Son avocate Me Mélissa Gilbert analyse la preuve au dossier en vue de l’enquête sur remise en liberté qui se déroulera le 26 avril prochain.

L’autre individu arrêté, jeudi, ne peut être identifié parce que des dossiers en chambre de la jeunesse ont été autorisés contre lui.

Il est accusé d’agression sexuelle en groupe pour l’événement du 12 février 2017.

Au tribunal adulte, l’individu de 19 ans est accusé d’agression sexuelle et d’incitation à des contacts sexuels sur une autre adolescente de moins de 16 ans le 1er juillet 2017.

Cet individu est aussi accusé de harcèlement envers une plaignante entre février et avril 2018 afin qu’elle ne témoigne pas contre lui.

C’est Me Julie Beauchemin qui assurera sa défense étant donné que son ancien avocat, Me Alexandre Fleurent de l’aide juridique, est en conflit d’intérêts dans cette affaire.

C’est Me Marie-Ève Phaneuf qui représente le ministère public dans cette affaire.