Une trentaine de cas d’intoxication alimentaire dans des écoles de Trois-Rivières

Trois-Rivières — Une trentaine d’enseignants de quatre écoles de Trois-Rivières ont souffert d’une intoxication alimentaire au cours des derniers jours. Des collations préparées par des élèves de cinquième secondaire dans le laboratoire culinaire de l’école Chavigny pourraient être à l’origine de ces malaises.

Vingt-huit établissements scolaires ont reçu ces collations, la semaine dernière, soit principalement des muffins et des barres tendres. Des cas d’enseignants malades ont été répertoriés aux écoles primaires Notre-Dame-des-Prairies, Saint-Pie-X et Louis-de-France de la commission scolaire du Chemin-du-Roy ainsi qu’à l’école privée Val Marie.

«On a reçu une demande d’un partenaire pour préparer des collations pour souligner la semaine de la collaboration. On parle d’environ 600 à 700 collations qui ont été préparées et qui ont ensuite été distribuées. Sur les 28 établissements, il y en a quatre en ce moment qui ont signifié des problématiques en termes d’intoxication alimentaire du côté de la Santé publique. Le MAPAQ va faire la lumière sur cette situation-là», explique Luc Galvani, directeur général de la commission scolaire.

Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) confirme qu’il a reçu des plaintes concernant cette affaire et qu’il a amorcé son enquête.

«Il faut savoir que peu importe le cas de toxi-infection alimentaire au Québec – que ce soit un cas ou plusieurs cas – on a toujours une équipe d’inspecteurs qui vont sur place pour recueillir les témoignages des gens et pour savoir ce qui a été consommé. Par la suite, on vérifie d’où provient la nourriture. On va sur place pour vérifier si ce n’est pas un préparateur d’aliments qui avait un virus ou si ce n’est pas la manière dont la nourriture a été préparée qui est en cause ou un manque de cuisson, bref on fait toutes les vérifications nécessaires pour savoir d’où peut provenir la toxi-infection», affirme Yohan Dallaire Boily, relationniste au MAPAQ.

M. Boily rappelle que la réglementation entourant la préparation des aliments est la même qu’on soit dans la cuisine d’un restaurant ou à l’école. «Peu importe la personne qui prépare les aliments, c’est toujours les mêmes règles», souligne-t-il.

D’ailleurs, M. Galvani assure que le laboratoire culinaire de l’école Chavigny respecte en tout point les normes du MAPAQ.

«On va collaborer avec le MAPAQ pour bien déterminer ce qui a causé cette intoxication. S’il y a des correctifs à faire dans nos façons de faire, on va les faire. Mais je serais un peu surpris parce que les pratiques étaient bonnes de notre côté. Les règles d’hygiène et de salubrité étaient respectées ainsi que la conformité des aliments. On a bien hâte de voir la cause de tout ça», mentionne M. Galvani.

Plusieurs hypothèses sont sur la table. «Est-ce que c’est au niveau des aliments qu’il y avait une problématique, est-ce que c’est au niveau de la manipulation des aliments et de la préparation ou encore au niveau du transport? C’est vraiment le MAPAQ qui va enquêter là-dessus. Ils sont déjà en action. Ils ont déjà contacté les quatre points de service où il y a eu des plaintes et il y a également des contacts qui ont été établis avec l’école Chavigny», précise le directeur général de la commission scolaire.

Évidemment, les élèves faisant partie de cette brigade culinaire qui a passé plusieurs jours à préparer ces collections sont affectés par la tournure des événements.

«Ils sont surtout tristes. C’était pour une bonne cause et les intentions étaient bonnes bien sûr. C’était une première pour la commission scolaire et j’ose espérer que ce sera une dernière», note M. Galvani.

Des vérifications ont aussi été entreprises pour déterminer si des élèves ayant pris part à la préparation des collations s’étaient absentés pour cause de maladie durant cette période.