Alexandre Bissonnette arrive au palais de justice de Québec, le 21 février 2017

Une semaine avant le drame, Bissonnette était anxieux et instable

Alexandre Bissonnette avait dû retourner vivre chez ses parents, une semaine avant la tuerie, tellement il était anxieux et instable.

Maintenant qu’Alexandre Bissonnette a plaidé coupable et que le procès est annulé, les documents présentés par la police pour obtenir les mandats de perquisition sont maintenant complètement publics, à l’exception de certains éléments pour protéger des mineurs ou des tiers innocents.

Les déclarations faites par Raymond Bissonnette et Manon Marchand aux policiers ont ainsi été révélées mercredi.

En janvier 2017, Alexandre Bissonnette était suivi à la Clinique médicale Saint-Louis. Son médecin lui avait prescrit un nouveau médicament, l’APO-Paroxétine, utilisé notamment pour traiter les troubles anxieux.

Manon Marchand a confié aux policiers que son fils, étudiant en sciences politiques à l’Université Laval, se dit «en accord avec les propos du président Donald Trump à l’effet de bloquer toute immigration».

Appel au 9-1-1

La dénonciation nous en apprend un peu plus sur l’appel au 9-1-1 logé par Alexandre Bissonnette, moins de 30 minutes après la tuerie.

Le jeune homme s’est identifié clairement et a annoncé qu’il était le tireur recherché par la police. Il a stationné le véhicule Mitsubishi gris de son père en bordure de l’autoroute Félix-Leclerc, non loin du pont de l’île d’Orléans, avec les feux d’urgence en fonction, et demande qu’on vienne le chercher. Il pleure et dit qu’il va aller marcher dans le bois et se tirer une balle dans la tête. Le jeune homme ajoute qu’il avait deux fusils, mais qu’il ne se rappelle de rien. Alexandre Bissonnette assure qu’il va coopérer à 100 %. Il est tanné et veut que les policiers interviennent.