Léanne Baril rayonnait en rencontrant ses idoles, dimanche.

Une rencontre magique pour la petite Léanne Baril

Saint-Tite — La petite Léanne Baril, qui combat depuis plusieurs mois un cancer, a eu droit à une surprise de taille alors que trois membres de son groupe favori, Kiss, ont débarqué chez elle, à Saint-Tite, dimanche. Bien sûr, il ne s’agissait pas des véritables membres du groupe de rock légendaire, mais plutôt de ceux de KISSed, un groupe d’hommage à Kiss. Cela n’a fait aucune différence pour la fillette de quatre ans, qui ne se pouvait plus de joie de rencontrer les trois gaillards, costumés et maquillés comme s’ils allaient entrer sur scène. Ces derniers étaient également fébriles de rencontrer Léanne, dont l’histoire les a profondément émus.

La rencontre a été orchestrée par une amie de la famille Baril, Sonia Bordeleau, qui connaît bien l’un des membres de la formation, Yvan Leclerc. Le premier contact entre le groupe et la fillette remonte à son hospitalisation pour suivre des traitements de protonthérapie, à Philadelphie, il y a quelques mois.

«Sonia m’a mis au courant qu’il y avait une petite fille qui passait des moments difficiles et qui aimait bien le groupe Kiss, alors le lien s’est fait rapidement qu’il fallait absolument participer, l’aider, lui donner de l’énergie, raconte Yvan Leclerc. C’est bien beau de faire de la musique, mais c’est une belle raison de le faire quand on peut aider quelqu’un.»

Le groupe a enregistré quelques vidéos qu’il a envoyés par internet à Léanne, question de l’encourager pendant qu’elle suivait ses traitements. En retour, la famille Baril a filmé la réaction de la fillette lorsqu’elle a vu ces vidéos. «J’avoue qu’elle nous a soutiré quelques larmes», s’exclame Serge Savard, un autre membre de KISSed.

De commune entente avec Sonia Bordeleau et les parents de Léanne, trois des membres de la formation, soit Yvan Leclerc, Serge Savard et François Gagné, ont profité de la journée où se faisait le tirage des billets de l’événement Tous pour Léanne pour la rencontrer. Ils lui ont chanté la pièce Beth, de Kiss, dans son salon, et lui ont dédicacé un cadre contenant une photo des membres de Kiss, en lui écrivant des mots d’encouragement.

Plus de 5000 $

Avant l’arrivée de KISSed, la famille Baril a procédé au tirage au sort de nombreux prix, dans le cadre de l’événement Tous pour Léanne. Une autre amie de la famille Baril, Josiane Gagnon, avait eu l’idée, l’automne dernier, de vendre des billets au public, donnant accès à ce tirage. Léanne a elle-même pigé le nom des gagnants du tirage, aidée par sa sœur aînée Charlie. La valeur des lots divers, comme un crédit-voyage, un téléviseur, une tablette électronique, et des paniers et cartes cadeaux, représentait 5000 $.

Les membres de KISSed ont tenu à offrir un petit cadeau à Léanne Baril, en plus de celui que représentait leur visite.

La vente de billet a par ailleurs permis de remettre plus de 5000 $ à la famille. Si l’instigatrice de cette activité de charité était déçue de ne pas avoir atteint l’objectif de 10 000 $ qu’elle s’était fixé, la mère de Léanne, Mylène Francoeur, était plus que reconnaissante pour cette nouvelle aide financière.

«Je suis vraiment touchée, souligne-t-elle. C’est de l’argent bien investi, car on en a vraiment besoin. On doit voyager souvent à Montréal pour les traitements de Léanne et tout coûte cher: l’essence, le stationnement, la nourriture... Même si on peut compter sur le Manoir Ronald McDonald et payer 10 $ par nuit pour l’hébergement, au lieu des 100 $ que ça coûterait dans un hôtel, ça me coûte quand même plus de 300 $ pour cinq jours là-bas.»

La page GoFundMe Tous pour Léanne a aussi permis de recueillir plus de 14 000 $ à ce jour et d’autres activités de financement sont encore organisées dans la région.

Des résultats sous peu

Le combat de Léanne n’est d’ailleurs pas encore terminé. Après avoir reçu des traitements de protonthérapie à Philadelphie pendant plusieurs mois, sa chimiothérapie se poursuit au Québec. La famille Baril-Francoeur saura toutefois prochainement si le coûteux séjour à Philadelphie a porté fruit.

«On devrait avoir le résultat des scans d’ici quelques semaines, explique Mme Francoeur. C’est là qu’on va savoir si la tumeur a diminué ou non.»

Malgré toutes ces épreuves, la fillette semble arriver à garder assez d’énergie pour courir partout dans la maison, se chamailler avec sa sœur et même à boxer son père. Elle a également eu le bonheur de rencontrer sa petite sœur, Angélique, née il y a quelques semaines.

Malgré ses traitements de chimiothérapie, Léanne Baril a encore assez d’énergie pour épuiser celle de son père, Samuel Baril.

«Elle garde son énergie et sa bonne humeur. C’est sûr qu’il y a des journées plus dures que d’autres, mais elle va quand même bien malgré tout.»