À moins d’une entente pour une nouvelle convention collective, les travailleurs du Syndicat des employés de magasins et de bureaux de la Société des alcools tiendront chaque semaine une journée de grève, et ce, jusqu’à la fin du mois de septembre.

Une journée de grève par semaine en septembre à la SAQ?

À moins d’une entente pour une nouvelle convention collective, les travailleurs du Syndicat des employés de magasins et de bureaux de la Société des alcools (SEMB-SAQ) tiendront chaque semaine une journée de grève, et ce, jusqu’à la fin du mois de septembre.

C’est du moins ce qu’a souligné le syndicat, mercredi, dans une vidéo publiée sur YouTube à ses quelque 5500 membres qui sont sans convention collective depuis le 31 mars 2017. 

«On frappe toujours le même nœud, le côté monétaire. [...] L’employeur propose toujours un investissement très minime dans notre convention collective, ce qui ne nous permet pas d’avancer», dit le syndicat.

L’organisation a toutefois précisé avoir espoir de trouver un terrain d’entente avec la direction de la société d’État d’ici la fin du mois de septembre.

Les dates pour les journées de grève devraient être connues au cours des prochains jours. «On va faire une analyse de l’ensemble de la situation. On va essayer d’être le plus efficace possible dans nos sorties», indique Katia Lelièvre, présidente du syndicat des employés de magasins et de bureaux.

Le syndicat s’attend à recevoir une réponse de la SAQ, notamment au sujet des augmentations salariales, jeudi, selon le message aux membres.

Dans le cadre des négociations, la SAQ souhaite, entre autres, obtenir plus de flexibilité et de souplesse dans l’attribution de ses horaires. Elle veut transférer certains postes du mardi et du mercredi vers la fin de semaine. Au total, elle voudrait abolir 221 000 heures. Cette mesure aurait un impact sur environ 700 travailleurs, martèle le syndicat. «Actuellement, ce qui est sur la table, c’est un appauvrissement», déplore Mme Lelièvre.

Au cours des derniers mois, afin de mettre de la pression sur l’employeur, le syndicat a déclenché à deux reprises des journées de grève.

De son côté, la SAQ avait un plan en prévision de ce moyen de pression. Environ 70 succursales sont demeurées ouvertes à travers la province grâce au personnel-cadre.