La formation obligatoire d’une durée de 45 minutes sera réalisée en ligne, où trois scénarios fictifs différents seront explorés.

Une formation sur les violences sexuelles obligatoire pour les cégeps et universités

Les étudiants et le personnel des institutions d’enseignement supérieur suivront une formation sur la prévention des violences sexuelles. L’Université Laval offrira cette formation dans la prochaine année avec du contenu développé par des ressources spécialisées, en collaboration avec des experts de l’université.

Il s’agit d’une formation obligatoire d’une durée de 45 minutes qui sera réalisée en ligne, où trois scénarios fictifs différents seront explorés. Les universités et les cégeps doivent tenir ces activités de prévention selon la nouvelle loi qui vise à prévenir les violences sexuelles sur les campus québécois annuellement, adoptée l’an dernier. 

«On a développé notre propre contenu parce qu’on ne voulait pas attendre, on avait toutes les ressources à l’interne et les professionnels pour le faire. Donc avec tous les outils à notre disposition, on n’a pas attendu que le contenu vienne à nous», indique Nancy Chamberland, responsable du Centre d’intervention et de prévention des violences à caractère sexuel de l’Université Laval. 

Selon les informations du Journal de Québec, plusieurs cégeps et universités ont prévu offrir cette formation cet automne et l’une des formules privilégiées est une activité en ligne, dont la durée est d’environ 45 minutes, développée par l’Université Concordia.

Fiers du résultat

L’Université Laval travaille sur son contenu depuis avant même l’adoption de la nouvelle politique. «Je dois dire qu’on en est extrêmement fiers. C’est très dynamique», insiste Mme Chamberland. 

Ces 45 minutes seront constituées de trois histoires interactives traitant de violence à caractère sexuel, ponctuées d’interventions d’experts sur des aspects plus précis. Les thèmes abordés seront les violences à caractère sexuel, le harcèlement sexuel, le consentement sexuel, la Politique pour prévenir et combattre les violences à caractère sexuel et les ressources de soutien. L’ensemble de la communauté universitaire sera donc sensibilisé à maintenir des relations interpersonnelles, amoureuses et sexuelles basées sur le respect et sur la culture du consentement.

«La violence à caractère sexuel, c’est très large. Les blagues inappropriées à répétition, le partage d’images déplacées, ça rentre là-dedans. Notre contenu va toucher à tout. On est réalistes, ce n’est pas un 45 minutes d’écoute qui va tout changer, mais on croit que cette formation pourra faire partie du changement. J’ose espérer que dans 10 ou 15 ans on va être dans une société plus inclusive, plus égalitaire et plus respectueuse.»

Depuis le mouvement #Metoo ou depuis l’adoption de la politique, Mme Chamberland a déjà remarqué une amélioration dans la compréhension et une dénonciation plus facile des victimes. 

Pour s’assurer que toute la communauté universitaire suive la formation, plusieurs actions de communication seront déployées par la direction de l’université. Par exemple, 45 minutes seront libérées dans tous les cours obligatoires. La formation sera également inscrite en tâche à réaliser dans tous les plans de cours.