Pour le profane, il semble y avoir encore beaucoup à faire. Pourtant, les travaux suivent l’échéancier, a-t-on promis.

Une fin de semaine de célébrations pour l’ouverture du Grand Marché de Québec [VIDÉO]

On connaît maintenant la date d’ouverture du Grand Marché de Québec, aménagé sur le site d’ExpoCité. Les marchands et producteurs attendent la population le vendredi 14 juin pour le début des célébrations qui dureront toute la fin de semaine.

Pour le profane, il semble y avoir encore beaucoup à faire. Pourtant, les travaux suivent l’échéancier, a-t-on promis, mardi, lors d’une visite de chantier du Grand Marché au cours de laquelle le maire de Québec a annoncé la date officielle d’ouverture. 

«On prépare une fin de semaine d’activités complète autant sur la place Jean-Béliveau qu’à l’intérieur pour faire découvrir à la population les nouvelles installations et pour que les citoyens puissent retrouver leurs marchands et leurs producteurs», explique Daniel Tremblay, directeur général de la Coopérative des horticulteurs, organisme gestionnaire des lieux.

Cette seconde visite de chantier en un mois et demi était aussi destinée à faire connaître le concept plus en détail au ministre de l’Agriculture, André Lamontagne.

«On voulait que le ministre sache comment on envisage l’avenir de l’agrobio à Québec et comment on termine un plan triennal des activités en agrobio. On voulait lui dire qu’à Québec on est en proximité avec la terre», a mentionné Régis Labeaume, qui effectuait une dernière sortie officielle avant son retrait temporaire de la vie publique afin de suivre des traitements contre le cancer de la prostate. 

«Quand on parle de valoriser les produits locaux, de mise en marché de proximité, de vitalité des entreprises, d’un incubateur d’entreprises, ce sont des mots et des projets qui sont vraiment de la musique à nos oreilles. Si on lit la politique agroalimentaire du Québec, ce sont des points qu’on retrouve là-dedans. C’est certain qu’on a un intérêt à soutenir le projet. C’est des enjeux qui nous interpellent. C’est des discussions qu’on a», a commenté le ministre Lamontagne.

Les deux hommes n’ont pas dévoilé la nature des conversations en cours ni la forme que pourrait prendre une aide additionnelle. En effet, le gouvernement du Québec a déjà contribué au projet avec le versement d’une subvention de 2520 000 $ pour l’incubateur alimentaire. La somme provient du Fonds de la région de la Capitale-Nationale.

L’arrivée des puces

Le maire a aussi profité de l’occasion pour annoncer que le Marché aux puces municipal du Marché public de Sainte-Foy aménagera sur le site du Grand Marché dans Limoilou. Son déménagement était rendu nécessaire en raison des travaux qui auront cours dès cet été au Marché public de la rue Roland-Beaudin.

«Ça va faire encore plus d’activités sur le site», s’est réjoui M. Labeaume, ajoutant que la Ville recherche un organisme à but non lucratif qui voudrait gérer cette activité qui rapporte 40 000 $ par an. 

Plus qu’un marché public

L’ancien Pavillon du commerce abrite le Grand Marché. L’édifice est revampé au coût de 24,5 millions $. À deux mois de l’ouverture, il reste un seul des 32 locaux permanents à louer.

Il compte également 80 étals saisonniers, comparativement aux 60 actuels au Marché du Vieux-Port. Des 80, 56 sont situés à l’intérieur du bâtiment, tandis que les 24 autres sont à l’extérieur, protégés par des auvents.

Plus qu’un simple marché public, le Grand Marché inclut quatre organisations liées au domaine agroalimentaire : Mycelium, un incubateur industriel pour le démarrage d’entreprise et le développement de nouveaux produits; La Tablée des Chefs, un organisme qui a pour mission de développer la culture culinaire des jeunes et des plus démunis; Les Urbainculteurs, qui facilitent les projets de jardinage en ville; et des vitrines technologiques permettront aux visiteurs de se familiariser avec la science et l’innovation en agroalimentaire et en alimentation.

Cette visite de chantier en compagnie du maire Régis Labeaume était aussi destinée à faire connaître le concept plus en détail au ministre de l’Agriculture, André Lamontagne (à gauche).

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QUEBEC 21 REFOULÉ AUX PORTES

L’opposition officielle criait aux représailles mardi parce que les trois élus du parti se sont fait refuser l’accès à la visite du chantier du Grand Marché. Une représentante du service des communications à la Ville leur a expliqué qu’ils ne pouvaient se joindre au groupe parce qu’il y avait déjà beaucoup trop de monde pour la visite, explique Claude-Olivier Fagnan, attaché de presse du Cabinet de l’opposition officielle. Une justification qu’il peine à avaler. 

«Habituellement, nous sommes toujours invités aux conférences de presse. Je pense qu’ils ont décidé de jouer le jeu des représailles à cause des événements de lundi», évoque-t-il.

M. Fagnan fait référence au fait que le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin a reproché au maire de Québec d’avoir été absent à une conférence de presse mardi alors que ce dernier était à l’hôpital pour y subir des tests en lien avec son cancer de la prostate. «Je ne comprends pas pourquoi ils font ça. M. Gosselin a présenté ses excuses. Il ne savait pas que le maire subissait des tests cette journée-là et il ne voulait pas remettre en question son état de santé», rappelle M. Fagnan.

De son côté, l’attaché de presse de Régis Labeaume interprète la présence des élus de Québec 21, mardi, «comme une autre erreur de jugement», toujours en référence aux événements de la veille. 

Paul-Christian Nolin ajoute qu’il faut faire une distinction entre une conférence de presse et une invitation aux élus. «Nous leur envoyons les convocations de presse, mais ça ne veut pas dire qu’ils sont conviés à cette conférence. C’est pour les informer de ce qui se passe», conclut-il.