La nouvelle percée de Vignes Chez Soi à l’extérieur du Québec a porté ses fruits, se réjouit la fondatrice de l’entreprise, Caroline Fontaine.

Une croissance à la vitesse grand V pour Vignes Chez Soi

La nouvelle percée de Vignes Chez Soi à l’extérieur du Québec a porté ses fruits. Les ventes ont pratiquement explosé. À un point tel que l’entreprise, qui ne manque pas de projets ni d’ambition, est en rupture de stock, alors que l’été n’a pas encore dit son dernier mot.

« C’était déjà arrivé avec certains cépages, mais c’est la première fois que ça arrive avec l’ensemble des cépages », affirme la fondatrice et propriétaire de l’entreprise spécialisée dans la production de vignes, Caroline Fontaine.

Selon elle, le raisin de table connaît un fort engouement. À preuve, sa production initiale était de 5000 ceps en 2010, mais elle a atteint 80 000 plants cette année. « On est parti de 5000 plants. Après, ça a été 10 000, 15 000, 20 000. On a augmenté à coup d’environ 5000 vignes d’une année à l’autre, sauf dans les deux dernières années où on a doublé », relève l’entrepreneure.

La disponibilité depuis trois ans des produits de Vignes Chez Soi dans les grandes surfaces explique en partie la croissance de l’entreprise. Mais le développement cette année du marché dans le Canada anglais, par le biais de ventes directes (par la poste), a fait bondir les chiffres. « On avait un petit marché avant. Mais on vend maintenant de l’Alberta jusqu’au Nouveau-Brunswick. On a développé une stratégie de marketing ciblé. On a septuplé notre chiffre d’affaires au niveau du Canada. On a été très surpris. Ça a dépassé nos attentes », dit Caroline Fontaine.

Incapable de répondre à la demande à court terme, Vignes Chez Soi a ainsi déjà débuté en ligne la période de préventes pour le printemps 2020. La microentreprise offre désormais une trentaine de cépages et dit accorder une grande importance au service à la clientèle. Ceux qui achètent ses vignes sont « accompagnés » pour les soins à apporter aux plants.

Grappe de projets

À moyen et long terme, Caroline Fontaine est toutefois en mesure de composer mieux que jamais avec la croissance de son entreprise. Elle a fait l’acquisition l’automne dernier d’une propriété — baptisée La Maison jaune — du chemin Milton à Granby, dotée d’installations adéquates pour les différentes étapes de production, dont des serres. Terminée donc la location d’espaces à Sainte-Cécile-de-Milton, note-t-elle.

Celle qui présente des conférences sur la culture de la vigne au Québec pourra désormais le faire à sa nouvelle adresse, plutôt qu’au vignoble de Saint-Paul-d’Abbotsford, où elles étaient auparavant offertes.

Caroline Fontaine et ses filles, Viviane et Doriane, sont à la barre du kiosque de fruits et légumes qu’elles ont aménagé en bordure du chemin Milton, à Granby.

Caroline Fontaine planifie aussi aménager un vignoble de raisins de table en 2020 et développer une offre agrotouristique. La production de produits transformés à base de raisins est également dans ses cartons.

L’entrepreneure s’est en outre lancée au cours des derniers mois dans la production maraîchère, dont les produits du terroir sont vendus au kiosque qu’elle a aménagé en bordure de la très passante route 137. Elle est épaulée dans cette nouvelle aventure par ses deux filles, Doriane, 11 ans, et Viviane, 9 ans, qui donnent un coup de main à la tenue du kiosque lorsqu’elles ne sont pas occupées à jouer avec l’un des chats de la Maison jaune ou à surveiller les poules qui se promènent librement sur le terrain.

Pour le moment, le trio cultive et récolte les bleuets, fraises, tomates, haricots et, bientôt les raisins, offerts au kiosque. Ils s’approvisionnent aussi auprès d’un producteur pour le maïs, les carottes et les autres légumes également disponibles.

Caroline Fontaine est en plus désormais propriétaire d’une érablière, qu’elle entend exploiter. Avec l’ensemble de ses activités, elle souhaite être en mesure de produire 12 mois par année.

Cacahuètes

La fondatrice de Vignes Chez Soi qui ne manque pas d’idées a par ailleurs produit, à titre expérimental, des plants de cacahuètes et de stévia, qui ont été vendus exclusivement cette année dans les magasins de la chaîne Canac, avec lesquels elle dit avoir une belle collaboration.

« Ce sont surtout des plants de cacahuètes ornementaux. On ne sort pas 300 cacahuètes dans un pot, mais on peut en récolter à la maison. (...) C’était un test. Et on a eu une belle réceptivité », dit-elle.

Caroline Fontaine prévoit récidiver avec les plants de cacahuètes. Et elle affirme avoir « d’autres idées novatrices ».

Son nouveau toit, et le vaste terrain de 15 acres — dont l’érablière en occupe la moitié — qui l’accompagne, devraient lui permettre de réaliser ses rêves les plus fous.

« Les possibilités sont infinies ici », lance-t-elle.