Un vol de renseignements personnels a touché près de 360 000 enseignants

Les renseignements personnels de près de 360 000 enseignants peuvent avoir été dérobés par l'utilisation frauduleuse d'un mot de passe et d'un code d'accès, a confirmé vendredi le gouvernement du Québec.

Le Conseil du trésor a fait le point dans la foulée de l’enquête en cours par la Sûreté du Québec sur le vol d’identité de personnes oeuvrant ou ayant oeuvré à titre d’enseignant.

Les «individus fautifs» ont eu accès à une base de données renfermant les renseignements personnels après avoir dérobé un code utilisateur et un mot de passe, indique le communiqué.

Il y a un an, la Sûreté du Québec (SQ) avait procédé à l’arrestation de deux hommes de Montréal relativement à plusieurs vols d’identité commis au printemps 2018 dans plusieurs régions du Québec.

La fiabilité des systèmes informatiques du gouvernement n’est «pas remise en cause puisque le vol aurait été réalisé à partir d’une utilisation frauduleuse d’un mot de passe et d’un code d’accès», a soutenu vendredi le Conseil du trésor.

Il est indiqué que le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a obtenu mercredi la confirmation «que leurs données personnelles peuvent avoir été dérobées».

Le gouvernement a affirmé que les personnes touchées pourront bénéficier sans frais de services de surveillance de dossier de crédit. Une page d’information est accessible sur Québec.ca, et des lettres seront envoyées sous peu aux individus concernés.

Vendredi, les principales fédérations et associations concernées des réseaux de l’éducation ont été avisées, a affirmé le Conseil du trésor.

À la suite de cette confirmation que le ministère a été victime d’un vol de données, la Fédération des syndicats de l’enseignement affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (FSE-CSQ) demande au gouvernement de s’assurer «que ça ne se reproduise jamais».

La FSE souhaite également que le gouvernement s’assure de mettre tout en oeuvre pour «soutenir pleinement les enseignantes et enseignants dans les démarches de protection qui en découlent».

«Toutes (les victimes) doivent être en mesure de voir enfin un peu de lumière au bout du tunnel de ce cauchemar administratif. (...) Nous serons vigilants pour que toutes les mesures soient mises en place pour épauler ces enseignants. Le gouvernement doit maintenant s’assurer que cette situation ne se reproduise jamais», a fait savoir par communiqué Josée Scalabrini, présidente de la FSE-CSQ, qui regroupe 34 syndicats représentant plus de 65 000 enseignants de commissions scolaires de partout au Québec.

La SQ poursuit son enquête à laquelle le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur collabore.

Note aux lecteurs: Version corrigée. La FSE-CSQ a apporté un correctif à la citation de la présidente Josée Scalabrini.