L’incident s’est produit vendredi dernier à l’hôpital de La Tuque.

Un usager vide un extincteur sur trois employés à La Tuque

LA TUQUE — Trois employés du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) ont été aspergés de poudre d’extincteur par un usager du Centre de services du Haut Saint-Maurice la semaine dernière. Heureusement, l’incident a occasionné plus de peur que de mal. On tente toutefois de revoir certaines mesures de sécurité à l’intérieur de l’établissement pour éviter que cela ne se reproduise.

L’incident s’est produit vendredi dernier vers 20h. Un usager de l’hôpital s’est rendu au CHSLD situé au 4e étage et il a aspergé trois membres du personnel. Ces derniers ont tous été évalués à l’urgence et ils ont reçu leur congé le soir même.

«C’est un usager qui, dans un moment de confusion en raison de ses conditions de santé personnelle, a pris un extincteur et s’est dirigé vers des membres de notre personnel. Il a vidé le contenu de l’extincteur vers eux. Les trois personnes ont été incommodées par la poudre et ils ont été dirigés vers l’urgence», confirme Guillaume Cliche, agent d’information au CIUSSS – MCQ.

«C’était par mesure préventive, mais il s’agit d’un produit chimique alors on ne voulait pas prendre de chance», ajoute-t-il.

Depuis, une vigie un peu plus grande est faite autour de l’usager à l’origine de l’incident puisqu’il est toujours au centre hospitalier de La Tuque.

«On veut s’assurer que tout se déroule bien et qu’il n’y ait pas d’autres périodes de confusion qui pourraient mener à un autre incident de la sorte», note M. Cliche.

Ce dernier a également confirmé que l’établissement analysait les avenues possibles afin de mieux contrôler les accès au CHSLD.

«On regarde ce qu’il est possible de faire tout en laissant les portes ouvertes. C’est un milieu de vie alors les gens peuvent recevoir de la visite. Actuellement, il y a un code pour sortir du CHSLD, mais il n’y a pas de code pour entrer. On regarde ce qui pourrait être fait», soutien Guillaume Cliche.

Les résidents du CHSLD n’ont toutefois pas été incommodés par la poudre de l’extincteur. Il faut dire que la majorité d’entre eux étaient déjà au lit lorsque l’incident est survenu. Rapidement des gens ont été appelés pour faire le nettoyage afin d’éviter que d’autres personnes soient incommodées par le produit.

Au syndicat des professionnels en soins de santé Mauricie et Centre-du-Québec (FIQ), on prend la situation au sérieux et on fera enquête.

«C’est toujours une question de sécurité. On a toute une équipe qui travaille en santé et sécurité au travail. On doit se questionner quand il y a des événements comme ça. On va enquêter pour comprendre et faire en sorte que ça ne se reproduise plus. Il faut voir également s’il y a des séquelles chez le personnel en place. C’est important qu’ils soient accompagnés», affirme la présidente du syndicat, Nathalie Perron.