Le maire d’Ottawa Jim Watson et le conseiller de Cumberland Stephen Blais s’intéressent au Python 5000, une machine qui permet de colmater les nids-de-poule à une vitesse impressionnante.

Un projet pilote s’attaque aux nids-de-poule à Ottawa [VIDÉO]

En l’espace de quelques minutes, une nouvelle machine testée par la Ville d’Ottawa est en mesure de réparer un nid-de-poule. Est-ce que ce sera suffisant pour l’intégrer de façon permanente à l’arsenal de la municipalité pour réparer ses rues ?

Cet appareil, le Python 5000 n’a besoin que d’une personne pour être opéré. Il fait tout le travail en trois étapes rapides. Une souffleuse vide d’abord le nid-de-poule de débris accumulés avant que de l’asphalte chaud – transportée sur un convoyeur à partir du réservoir à l’arrière du camion – soit versé dans le trou. Finalement, un petit rouleau compresseur aplatit le tout.

« Nous avons eu de très mauvais hivers avec des centaines de gels et de dégels, au cours des dernières années, soutient le maire d’Ottawa, Jim Watson. C’est nécessaire pour nous de travailler plus fort et de trouver des solutions parce qu’il y a trop de nids-de-poule dans les rues. »

La Ville de Gatineau a également réalisé un projet pilote avec cette technologie en septembre dernier. La voisine de l’autre côté de la rivière des Outaouais a noté que le Python permet d’accélérer le colmatage de nids-de-poule, mais à des coûts significativement plus élevés.

M. Watson est au courant des résultats de l’expérience menée par Gatineau et d’autres municipalités au Québec et en Ontario. La capitale fédérale souhaite tout de même vérifier si cette technologie peut être utile dans le contexte ottavien. Le projet pilote, qui comprend l’utilisation de deux Python 5000, se poursuivra jusqu’à l’automne.

« Le personnel va évaluer sa pertinence et si c’est efficace, ils feront une recommandation en vue du budget 2020 », soutient Jim Watson.

À un coût de 400 000 $ l’unité, il faudra certainement que cette machine démontre une grande efficacité. Le maire précise cependant que, si la Ville devait en acheter, ce ne serait pas dans l’objectif de diminuer sa masse salariale.

« C’est nécessaire d’ajouter des ressources pour réparer les nids-de-poule. Il y a beaucoup d’employés qui travaillent déjà chaque jour à le faire, et ça ne serait qu’une façon de les aider à en réparer davantage. »