Des bandes rugueuses ont été installées aux abords du boulevard Pierre-Laporte, à Granby, afin d’assurer la sécurité des cyclistes, dans le cadre d’un projet pilote du ministère des Transports du Québec.
Des bandes rugueuses ont été installées aux abords du boulevard Pierre-Laporte, à Granby, afin d’assurer la sécurité des cyclistes, dans le cadre d’un projet pilote du ministère des Transports du Québec.

Un projet pilote à Granby pour des bandes rugueuses aux abords des pistes cyclables

Florence Tanguay
Florence Tanguay
La Voix de l'Est
Des travaux d’implantation de bandes rugueuses ont débuté cette semaine sur le boulevard Pierre-Laporte, à Granby, afin d’augmenter la sécurité des cyclistes.

Ces travaux ont été effectués sur le boulevard Pierre-Laporte, entre les rues Mountain et Robitaille, dans le cadre d’un projet pilote du ministère des Transports du Québec. Ce segment du boulevard, d’une longueur de 4,5 kilomètres, a entre autres été sélectionné en raison des travaux d’asphaltage qui y ont récemment été réalisés.

«Nous avons identifié ce site comme approprié en raison notamment de la largeur disponible des accotements asphaltés qui, même une fois les bandes rugueuses implantées, laisse suffisamment d’espace aux cyclistes», ajoute Florence Plourde, l’attachée de presse du ministre des Transports du Québec et député de Granby, François Bonnardel.

Selon les données fournies par Mme Plourde, le coût des 4,5 kilomètres de bandes rugueuses de chaque côté du boulevard Pierre-Laporte a été estimé à 20 000$. D’autres secteurs sont ciblés par ce projet pilote, notamment la route 170 dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean et la route 132 dans Chaudière-Appalaches. Les coûts de ces deux projets, qui devraient être réalisés en 2021, n’ont pas été étudiés pour l’instant.

Un système qui ne fait pas l’unanimité

Le système de bandes rugueuses permet d’alerter les automobilistes qui quittent la chaussée. «[Elles] ont fait leurs preuves au cours des dernières années en matière de sécurité routière : elles contribuent à sauver des vies et à réduire le nombre d’accidents, fait valoir François Bonnardel. Elles sont donc tout indiquées pour sécuriser les voies cyclables et les adeptes du vélo.»

Cependant, certains organismes sondés par La Presse ont émis quelques réserves face à ce système. «C’est une mesure qu’on n’utilise pratiquement pas ici, puisque quand un cycliste traverse une bande rugueuse, ça peut être très déstabilisant, a mentionné Suzanne Lareau, présidente de Vélo Québec. Ça peut facilement faire chuter un cycliste qui n’est pas habitué.»

Le porte-parole de Vélo fantôme a quant à lui précisé à La Presse que les bandes rugueuses doivent être intermittentes pour permettre aux cyclistes de s’insérer de manière sécuritaire dans l’accotement. «En réalité, ça prend des critères qu’on ne remplit pas au Québec selon les normes actuelles», résume-t-il.