«Un employé tanné» dévoile sur Facebook des codes de stationnement du CIUSSS

La direction du CIUSSS de l’Estrie-CHUS a porté plainte au Service de police de Sherbrooke alors que, au cours de la fin de semaine, « un employé tanné » a dévoilé sur Facebook une centaine de codes de stationnement à entrer dans les horodateurs du CHUS - Fleurimont pour éviter de payer des frais. Seuls les agents de sécurité ont ces codes entre les mains pour les remettre à certains employés dans des cas bien précis.

Depuis l’instauration des nouveaux systèmes de paiement dans les deux hôpitaux du CHUS, les agents de sécurité n’ont plus la responsabilité de surveiller les stationnements. C’est la Société Parc-Auto du Québec qui doit en assurer la sécurité et qui a fourni les équipements pour le paiement. Si personne n’a perdu son emploi, on procède « à du non-remplacement » et certaines personnes sur les listes de rappel peuvent travailler moins d’heures qu’avant.

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« Nous sommes en encadrement avec les équipes des agents de sécurité. Seul un très petit nombre pose problème. Je ne veux pas porter ombrage à la grande majorité de nos 70 agents de sécurité qui, sur les deux sites, font un super travail », nuance Jean Ferland, directeur des services techniques au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

En plus de l’enquête policière, des procédures seront aussi entreprises à l’interne contre l’employé fautif. « Il y aura des sanctions qui peuvent aller jusqu’au congédiement, car il s’agit clairement du bris du lien de confiance », souligne Jean Ferland.

Les nouveaux horodateurs ont soulevé la colère des usagers depuis leur implantation à la mi-octobre. La direction des services techniques a travaillé, dès les premiers jours, à corriger tous les irritants qui ont été rencontrés par les utilisateurs et ses employés y planchent encore. D’autres irritants seront corrigés prochainement, notamment sur la programmation des horodateurs et même pour celle de l’application de paiement en ligne, Passport Canada.

« Au début, nous avons eu plusieurs plaintes, mais nous avions des agents de sécurité qui donnaient systématiquement un formulaire de plainte à toutes les personnes qui venaient simplement demander de l’information », explique Jean Ferland.

Qu’est-ce que les utilisateurs reprochent principalement au nouveau système? « Fondamentalement, ce que les gens n’apprécient pas, c’est de devoir payer pour venir à l’hôpital. Mais c’est comme ça partout au Québec. Pour un centre hospitalier universitaire, je dois aussi dire que nous ne sommes pas chers à 7,50 $ par jour. Sur la Rive-Sud de Montréal, ça peut coûter jusqu’à 12 $ par jour », nuance M. Ferland.

De nombreux commentaires d’utilisateurs ont laissé entendre qu’ils devraient quitter le bureau des médecins pour aller remettre de l’argent dans l’horodateur. « Pourtant, jusqu’à présent, il n’y a que 1 % des utilisateurs qui augmentent leur durée de stationnement, ce qui signifie que les gens estiment bien la durée de leur visite à l’hôpital », mentionne-t-il.

« Jusqu’à présent, nous avons un taux de conformité de 96 % dans nos stationnements est c’est très bien », se réjouit le directeur des services techniques.