La Société protectrice des animaux de la Mauricie a fait le point sur sa politique d’intervention le long des autoroutes.

Un chien errant qui fait jaser

TROIS-RIVIÈRES — Un chien errant aperçu le long de l’autoroute 55, mardi, a fait passablement jaser alors qu’une automobiliste, qui a rapporté l’événement à la Société protectrice des animaux de la Mauricie, n’a guère apprécié la réponse reçue.

«La dame m’a dit qu’ils ne peuvent rien faire si le chien n’est pas en captivité. Et quand je lui ai demandé si quelqu’un d’autre pouvait m’aider, elle a répondu non», raconte Valérie Gélinas-Noël.

C’est en partant de Shawinigan pour se rendre à son travail à Trois-Rivières qu’elle a aperçu «un gros chien», marchant dans l’accotement de l’autoroute 55 sud, à la hauteur de la sortie centre-ville de Shawinigan. Celle-ci a d’abord songé à se stationner devant lui pour essayer de l’attirer. Or, elle craignait qu’il s’enfuie davantage vers l’autoroute et pour sa propre sécurité.

«J’ai fait ce que j’ai cru bon de faire en appelant la SPA Mauricie. Je comprends la dame qu’ils ne peuvent peut-être rien faire si le chien n’est pas maîtrisé, mais au moins, référez-nous à quelqu’un, donnez-nous une alternative. Je ne sais pas ce qui est arrivé avec le chien, si quelqu’un a eu un accident. J’ai abandonné complètement ce chien-là», confie celle qui est propriétaire de chats.

À son arrivée au boulot, cette dernière a consulté le site Internet de la SPAM. «C’est vraiment mentionné qu’il faut attacher le chien, l’animal quelconque, il faut vraiment le maîtriser pour ensuite les appeler, qu’ils viennent le récupérer ou nous-mêmes aller le porter. Mais je me dis, eux, ils ont les équipements», poursuit Mme Gélinas-Noël.

Il est vrai qu’on peut y lire ceci: «le patrouilleur en service pourra aller chercher l’animal seulement si celui-ci est sous contrôle. On comprend vite qu’un animal non restreint aura probablement eu le temps de se sauver ou de se cacher avant même que celui-ci n’arrive sur les lieux. Il est donc important de noter que le patrouilleur ne se déplacera pour aller chercher un animal errant que si celui-ci est restreint ou sous contrôle».

En entrevue, le directeur général de la SPAM, Marco Champagne, confirme pourtant que normalement, «on se déplace» tant pour la protection du chien que des automobilistes. D’ailleurs, lundi, l’organisme était intervenu, mais sans succès, à la suite de plusieurs appels relatifs à ce même chien errant.

«Visiblement, ce n’est pas la même personne qui a répondu mardi. On a refait une ronde. Elle est tombée sur une personne qui n’avait pas la bonne information. Elle a suivi un peu nos règles par rapport au volet qu’il faut que le chien soit en captivité. Mais vu que c’est très rare que cela arrive, on a fait un rappel par courriel à tout le monde pour s’assurer qu’ils répondent adéquatement aux citoyens», explique-t-il tout en soulignant que la SPAM compte 25 nouveaux employés depuis le début de l’année.

Quand son personnel doit se déplacer le long des autoroutes, il fait appel à la Sûreté du Québec et au ministère des Transports pour se faire assister. «Nous sommes les gens à appeler par rapport à tous les animaux qui sont dans les territoires qu’on dessert», conclut M. Champagne.