C’est vers 21 h, lundi, que Bruce est retourné chez lui après avoir été blessé par une flèche d’arbalète l’ayant traversé entre ses deux épaules.

Un chat blessé par une flèche d'arbalète

La soirée de lundi a rapidement laissé place à la panique pour Adney Norton et Hailey Downes, un couple de Brigham, alors qu’ils ont retrouvé leur chat Bruce bien mal en point.

Bruce, deux ans, a l’habitude d’aller à l’extérieur et de revenir dans sa demeure du chemin Coveduck comme bon lui semble.

C’est vers 21 h, lundi, qu’il est retourné chez lui après avoir été blessé par une flèche d’arbalète l’ayant traversé entre ses deux épaules.

« On n’a aucune idée de qui a fait ça et pourquoi il a fait ça », rage en anglais Hailey. 

Sans hésiter, Hailey et Adney sont montés dans leur véhicule en vitesse pour se diriger à l’urgence du Centre vétérinaire Rive-Sud. 

Heureusement, Bruce a pu être pris en charge par un vétérinaire et être sauvé.

« Le vétérinaire n’avait jamais vu ce genre d’incident », rapporte Hailey. 

Et il semblerait que ce geste violent se soit produit plus d’une fois à Brigham. « Ce n’est pas le premier cas dans le quartier. Un voisin est venu nous voir pour nous dire que son chat avait déjà subi la même chose », souligne Hailey.

Gestion

Du côté de la SPA des Cantons, on affirme que c’est la première fois qu’une situation comme celle-ci survient sur son territoire. 

« C’est une première », confirme Carl Girard, fondateur et directeur de l’OBNL, après avoir appris la nouvelle de la bouche d’Hailey, qui a voulu savoir quelles options s’offraient à elle.

L’entente de la SPA des Cantons avec Brigham est dite « à l’appel », c’est-à-dire que l’organisme s’occupe seulement d’amener des chiens à la fourrière. 

Chaque ville peut avoir sa propre entente avec la SPA des Cantons.

Il reviendrait donc à l’inspectrice de la municipalité de gérer la plainte. Laura Lee n’a pas retourné notre appel.

« On a des ententes “à l’année” et “à l’appel” avec les villes. À l’année, on gère la réglementation municipale, donc les plaintes et les amendes. Tout ce qui est plainte à l’appel, à ce moment-là, c’est la municipalité qui gère ses dossiers, puis nous appelle pour des cas spécifiques », explique M. Girard.

Ce dernier n’a pas peur de dire que ce geste relève de « cruauté animale » et qu’il s’agit de « braconnage ». 

Il croit d’ailleurs que la Sûreté du Québec devrait s’occuper de ce dossier.

Puisqu’il pourrait s’agir d’un geste volontaire effectué à l’aide d’une arbalète, le couple a décidé d’alerter la police mardi matin. Toutefois, avec seulement la flèche pour preuve, il risque d’y avoir peu de développement. 

Blessures

Hailey et Adney ne sont pas prêts de donner à nouveau à leur chat accès au grand air. 

« Il n’ira plus dehors et il doit être en convalescence pour quatre semaines », indique la propriétaire du chat et de deux chiens.

Après que le vétérinaire ait retiré la flèche, drainé la plaie et prescrit trois médicaments, le couple a dû débourser 700 $. L’une des vertèbres de Bruce a aussi été endommagée. 

Et si la guérison ne se passe pas comme souhaité, une chirurgie de 2000 $ sera nécessaire.

« On doit attendre trois jours et s’il va bien, il n’aura pas besoin de chirurgie », explique Hailey.

Elle compte bien identifier le malfaiteur, grâce à sa publication Facebook qui mardi soir, avait déjà été partagée 765 fois.

Pour sa part, Adney ne mâche pas ses mots pour exprimer sa frustration. Il croit qu’un registre comme celui des armes à feu devrait être élaboré « pour ces fous ».