Marc-André Barriault fête sa première victoire dans l’octogone de l’UFC avec ses deux hommes de coin, Patrick Marcil (à gauche) et Julien Leblanc (à droite)
Marc-André Barriault fête sa première victoire dans l’octogone de l’UFC avec ses deux hommes de coin, Patrick Marcil (à gauche) et Julien Leblanc (à droite)

UFC: Marc-André Barriault assomme puis gagne à Vegas 

Marc-André Barriault était émotif. Il a enfin pu goûter à la victoire à sa quatrième présence dans un octogone de l’UFC, samedi soir, à Vegas.

«Je suis très satisfait... très soulagé aussi», a avoué le poids moyen originaire de Gatineau, deux heures avoir défait par knock out technique le Polonais Oskar Piechota (11-4-1).

L’arbitre a mis fin au combat avec 10 secondes à écouler au second round.

Piechota se trouvait au sol et était martelé de 11 coups consécutifs par Barriault (12-4-0), qui avait dominé le premier round. Agressif dès le départ, le spécialiste des arts martiaux mixtes de l’Outaouais a atteint la cible à plusieurs reprises avec son crochet droit.

Piechota a bien tenté de répliquer au deuxième round en plaçant quelques coups au visage de Barriault, mais sans toutefois l’ébranler.

«Barriault était le marteau et Piechota était le clou ce soir», a illustré l’analyste du réseau ESPN, qui diffusait ce gala présenté à huis clos au centre APEX au Nevada.

Les preneurs aux livres favorisaient légèrement le combattant québécois. Quant au grand patron de l’UFC, Dana White, il avait prédit qu’il s’agirait de l’un des deux affrontements à surveiller durant cette soirée. Le monsieur ne s’est pas trompé.

Il s’agissait d’un choc entre deux pugilistes qui devaient gagner à tout prix. Ils avaient tous deux subi trois revers de suite.

Leur carrière au sein de l’UFC se trouvait dans la balance.

«Je m’étais dit que de bonnes choses arrivent à de bonnes personnes», a soutenu Barriault au bout du fil.

Plus tôt en entrevue à ESPN, il dit que les amateurs avaient vu «le vrai PowerBar». «Je veux maintenant un nouveau contrat», a-t-il ajouté, lui dont le pacte initial de quatre combats est maintenant échu.

L’athlète âgé de 30 ans croit avoir convaincu ses patrons de le garder au sein de la grande famille de l’UFC.

«J’étais au pied du mur et j’ai répondu à la commande, a-t-il dit au Droit. Je me sentais comme le roi de la jungle dans ce combat. Je l’ai dévoré.»

L’autre chose qu’il a aimée?

«Je suis heureux qu’il (Piechota) se soit présenté pour se battre», a-t-il noté.

Barriault avait auparavant affronté trois adversaires qui étaient plus passifs. Chaque fois, il avait perdu par décision des juges, dont en mai 2019 à Ottawa.

«J’ai remis le compteur à zéro durant la pandémie», a-t-il rappelé.

Camp d’entraînement à Gatineau

Ce dernier avait pris la décision de tenir son camp d’entraînement au complet à Gatineau lors des trois semaines qui ont précédé son arrivée à Vegas, lundi. Il habite à Québec depuis 10 ans, occupant un emploi de cuisinier dans un hôpital.

«J’ai pu reconnecter avec mes racines. Revenir à mes instincts et retrouver l’agressivité qui m’avait permis d’être sur une belle lancée quand j’étais chez TKO.»

Ce gala de l’UFC devait initialement se tenir à Saskatoon. Mais la COVID-19 a forcé l’UFC à déplacer le tout à ses quartiers généraux de Vegas.

Aucun spectateur n’était permis sur place. Combattants et leurs hommes de coin ont dû se soumettre à des contrôles de la COVID-19 dans la dernière semaine.

Ajoutez à cela que les affrontements se sont déroulés dans un octogone plus petit que l’habitude. 

«J’ai adoré la cage plus petite. Je suis resté au centre et je me sentais à ma place», a affirmé Marc-André Barriault, qui reviendra dimanche au Canada.