Le premier ministre Justin Trudeau a fait un arrêt dans un développement résidentiel en banlieue d’Ottawa pour vanter les mesures du dernier budget qui rend l’accès à la propriété plus abordable.

Trudeau et Morneau tentent de «vendre» le budget libéral

OTTAWA — Les libéraux seraient très à l’aise de faire campagne sur leur bilan économique, malgré les milliards de dollars qu’ils ont ajoutés à la dette nationale, a déclaré mercredi le premier ministre Justin Trudeau.

Lors d’un arrêt dans un développement résidentiel en banlieue d’Ottawa, M. Trudeau a vanté les mesures du dernier budget pour rendre l’accès à la propriété plus abordable.

Dans un discours à saveur électorale, M. Trudeau a parlé des «investissements historiques» de son gouvernement envers les Canadiens.

Ce qui dérange les conservateurs, a-t-il dit, c’est que l’approche des libéraux fonctionne.

Si M. Trudeau a fait état des effets positifs des dépenses du gouvernement, le chef conservateur Andrew Scheer a accusé les libéraux de nuire aux générations futures en alourdissant la dette.

Lors d’un discours devant les membres de son caucus à Ottawa, Andrew Scheer a qualifié les libéraux de Justin Trudeau de «gouvernement dépensier» qui méprise l’idée même d’un budget équilibré.

Immobilier

Le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, a fait sa propre tournée, mercredi, pour «vendre» son budget aux Canadiens, en écartant notamment les suggestions selon lesquelles certaines mesures d’accès à la propriété pourraient entraîner une hausse des prix de l’immobilier sur des marchés urbains déjà surchauffés.

Le budget prévoyait notamment des mesures pour soutenir l’accès à une première propriété.

Le ministre Morneau a précisé que le gouvernement a également pris des mesures prudentes pour s’assurer qu’une demande supplémentaire dans des marchés immobiliers exponentiels de grandes villes comme Toronto et Vancouver n’entraînera pas de hausse des prix.