Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a promis de commencer la construction d’un troisième lien dans un premier mandat, «au meilleur coût possible».

Troisième lien: Legault conteste les chiffres de Labeaume

François Legault trouve «totalement exagéré» le chiffre de 10 milliards $ avancé par le maire de Québec Régis Labeaume sur le coût d’un troisième lien routier Québec-Lévis.

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) refuse pourtant d’avancer lui-même une estimation des coûts de cette infrastructure. «On n’est pas équipé pour vous donner un chiffre précis», a-t-il soutenu en point de presse mardi.

Celui qui a promis de commencer la construction d’un troisième lien dans un premier mandat d’un gouvernement caquiste ne se fixe pas non plus de limite de budget. «On va le faire au meilleur coût possible», assure-t-il. 

Lors d’une rencontre récente avec le maire Labeaume, M. Legault a tenté de démontrer que l’efficacité d’un gouvernement de la CAQ permettrait de rendre ce projet à terme rapidement. Il déplore que M. Labeaume regarde ce dossier «avec ses lunettes de gouvernement libéral au pouvoir». 

«Avec un gouvernement de la CAQ, là, on pense qu’on est capable, on est convaincu qu’on est capable de faire toute la paperasse, les approbations, les appels d’offres, les consultations, disons, en trois ans, maximum trois ans et demi, puis de commencer à construire. Il va falloir que Régis Labeaume, puis tous les gens au Québec se rendent compte que ça va opérer à une vitesse différente avec un gouvernement de la CAQ qu’avec un gouvernement libéral.»

Étude d’opportunité

Véronyque Tremblay, ministre libérale déléguée aux Transports, n’a pas voulu estimer le coût d’un troisième lien mardi ou commenter le chiffre du maire Labeaume. Elle dit vouloir attendre la fin de l’étude d’opportunité, en 2020. 

Son gouvernement n’ira pas en campagne électorale avec un projet de troisième lien chiffré. «Ce sera pas possible de le savoir [le coût] avant la campagne électorale, ça, je peux vous le confirmer.» 

Une déclaration qui a soulevé la grogne de la CAQ, qui accuse le Parti libéral de tout faire «pour nuire à l’avancement de ce projet important», selon le député Éric Caire.