La directrice de Trois-Rivières Centre, Gena Déziel, est accompagnée de Gilles Babin de l'Hôtel Oui Go, Thomas Grégoire, directeur général du FestiVoix, Denis Roy, conseiller municipal du district Marie-de-l'Incarnation, Martin Lampron, chef-propriétaire de La Maison de débauche, ainsi que du maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche.
La directrice de Trois-Rivières Centre, Gena Déziel, est accompagnée de Gilles Babin de l'Hôtel Oui Go, Thomas Grégoire, directeur général du FestiVoix, Denis Roy, conseiller municipal du district Marie-de-l'Incarnation, Martin Lampron, chef-propriétaire de La Maison de débauche, ainsi que du maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche.

Trois-Rivières: une terrasse collective au parc portuaire

TROIS-RIVIÈRES — Les restaurateurs du centre-ville de Trois-Rivières combattent collectivement les impacts négatifs de la pandémie. Onze d’entre eux participent à la toute nouvelle terrasse collective du parc portuaire où on pourra commander des plats et des boissons qui seront ensuite livrés par vélo.

«On est pas toujours conscient de la chance que nous avons d’avoir cette vue sur le fleuve à Trois-Rivières», a souligné le maire Jean Lamarche lors du dévoilement de la terrasse collective Saint-Lau qui s’adresse surtout aux Trifluviens, alors que la saison touristique est exceptionnelle à tous les niveaux.

«On arrive bien à avoir de belles offres au niveau événementiel, touristique et récréatif à Trois-Rivières. Maintenant ce qu’on va offrir, c’est le coup d’oeil pour les gens de Trois-Rivières.»

Les nombreux impacts de la pandémie sur la saison touristique du centre-ville de Trois-Rivières forcent les commerçants, comme l’a mentionné le maire Jean Lamarche, à se voir comme des «alliés».

C’est dans cet esprit qu’est née la terrasse collective. Pouvant accueillir jusqu’à une centaine de personnes, cette terrasse est située sur le deuxième palier du parc portuaire et offre une magnifique vue sur le fleuve Saint-Laurent et ses bateaux, le pont Laviolette et Bécancour.

Une fois sur place, rien de plus simple pour commander. On prend place dans le mobilier urbain du FestiVoix, un partenaire du projet, et il suffit ensuite de numériser un code QR avec un téléphone intelligent pour accéder à une application qui permet de commander dans les onze restaurants participants. On peut donc manger au même moment des plats des restaurants Angeline, La Gamba, La Maison de débauche par le Carlito, Le Brasier 1908, Le Grill, Les Contrebandiers, Le Temps d’une pinte, Madame Woo, Mezcal, Poivre noir et Sushizo. Des projections de vidéos mettant en scène des moments marquants du FestiVoix ainsi que de l’art visuel préparées par le FestiVoix rendront l’expérience encore plus intéressante. 

«C’est vraiment le prolongement des terrasses dans le but de pouvoir contribuer pour l’ensemble de nos restaurateurs», note Gena Déziel, directrice générale de Trois-Rivières Centre.

«Il y a beaucoup de nouvelles initiatives cet été dans le but de faire découvrir le centre-ville autrement. On souhaite notamment redonner l’accès au fleuve.»

La terrasse Saint-Lau sera ouverte de 16 h à 23 h, les 24 et 25 juillet, ainsi que les 30, 31 et 1er août. Par la suite et jusqu’à la mi-septembre, elle sera ouverte du mercredi au dimanche. 

«Pourquoi on n’y a pas pensé avant?»

Les onze restaurateurs qui ont embarqué dans le projet sont emballés par les différentes possibilités qu’offre un tel aménagement. «Pourquoi on n’y a pas pensé avant?», se demande même Paskale Méthot, propriétaire de Sushizo. 

«On maximise avec cette terrasse le plus beau spot à Trois-Rivières», ajoute pour sa part le propriétaire du restaurant Le Brasier 1908, Yves Beaudoin, qui souligne les efforts collectifs des restaurateurs durant cette période de crise. 

«Nous sommes un modèle pour avoir travaillé ensemble. L’initiative Trois-Rivières unie durant la pandémie a ramassé 130 000 $ avec un objectif de 25 000 $. C’est un autre bel exemple que les restaurants vont plus loin lorsqu’on travaille ensemble plutôt qu’en compétition.»

Par ailleurs, la pandémie a modifié les orientations de Sushizo, avoue sa propriétaire. Avec la difficulté de trouver des employés avec la reprise des activités économiques et le contexte actuel, elle a décidé de fermer ses succursales de Bécancour et du boulevard des Forges. Sushizo se concentre actuellement sur les commandes pour emporter et la livraison, deux créneaux qui marchent bien. La terrasse au parc portuaire complète donc bien son offre. 

«C’est comme si on nous offrait une terrasse gratuitement pour mon restaurant. Je suis super emballée. Comme clientèle, j’ai envie de venir ici. C’est très attirant comme projet», mentionne Paskale Méthot. 

Globalement, les restaurateurs ont connu une baisse de leur chiffre d’affaires par rapport à l’an dernier. Ils doivent fonctionner à 50 % de leur capacité d’accueil, mais font face aux mêmes frais d’exploitation fixes. «La bonne nouvelle, c’est que la clientèle va en augmentant. C’est le côté positif. Je ne dis pas que les restaurants sont sauvés, car d’autres auront des difficultés, mais des initiatives comme la terrasse Saint-Lau nous amènent dans le bon sens», croit Yves Beaudoin.