Les trois motoneigistes ont été secourus par hélicoptère puisque l'endroit était difficile d'accès.

Trois motoneigistes secourus par hélicoptère à Woburn

Trois motoneigistes qui s’étaient égarés au mont Gosford à Woburn mardi ont été contraints de passer une nuit en forêt, par un froid glacial, pendant que toute une équipée de secouristes et de citoyens s’efforçait de les localiser.

Ils ont finalement été secourus vers 5 heures mercredi matin, par deux hélicoptères de la Sûreté du Québec et des Forces armées canadiennes, à un endroit qui n’était pas praticable en motoneige.

Les trois hommes de Longueuil, selon ce qu’il a été permis d’apprendre, ont appelé leurs proches avec un cellulaire quand ils ont constaté qu’ils étaient perdus. Il était environ 15 h quand la SQ a été avisée.

« Ce signalement a donné lieu à un bon déploiement d’effectifs, autant du côté des policiers, des pompiers et des garde-chasses, afin de tenter de les localiser », précise l’agente d’information de la Sûreté du Québec en Estrie, Aurélie Guindon.

L’hélicoptère de la Sûreté du Québec a fait un premier survol des lieux, du côté du bien connu « trou du diable » où les motoneigistes pensaient être, relate le maire de Saint-Augustin-de-Woburn, Guy Brousseau, qui a passé la nuit au poste d’accueil du Mont-Gosford « pour soutenir le moral des troupes ».

Cette première tentative vaine, un deuxième plan de vol a été préparé mais l’hélicoptère n’a pu redécoller à cause d’un ennui mécanique.

L’armée en renfort

Le temps qu’un mécanicien se déplace au mont Gosford, les Forces armées étaient appelées en renfort à partir de la base de Trenton en Ontario.

Outre des policiers spécialisés en recherche et sauvetage et des patrouilleurs en véhicules tout-terrain, une dizaine de pompiers de Woburn et de Lac-Mégantic, ainsi que plusieurs citoyens avec leur motoneige étaient également déployés pour retrouver les malheureux, alors qu’on savait le froid glacial annoncé cette nuit-là.

« On était un peu découragés quand l’hélicoptère est revenu la première fois sans les motoneigistes, raconte le maire Brousseau. Il faisait -23 degrés à la base du mont Gosford. On a craint le pire. »

Finalement l’hélicoptère de la SQ a pu redécoller, les Forces armées ont survolé le secteur, les trois hommes ont été localisés et ont été ramenés au poste d’accueil. Un seul des trois a dû être transporté à l’hôpital pour y faire traiter des engelures, précise la SQ.

« L’un d’eux était en légère hypothermie, dit M. Brousseau, mais les deux autres se portaient bien. Ç’a été toute une histoire! »

Téméraires?

Selon M. Brousseau, ce n’est pas la première fois qu’on assiste à pareil sauvetage au mont Gosford, un territoire qui constitue le septième plus haut sommet au Québec et qui est fréquenté été comme hiver par les amateurs de plein air, de VTT et de motoneige.

Ces derniers peuvent notamment circuler sur 47 km de chemins forestiers et rejoindre la frontière canado-américaine. « C’est arrivé dans le passé que des motoneigistes se perdent. Il y a des zones très risquées où les motoneigistes peuvent descendre mais d’où ils n’arriveront pas à remonter. Ils sont avisés de ne pas s’aventurer à ces endroits-là, mais il y a toujours des gens plus téméraires », constate le maire Brousseau.

Quant à savoir qui assumera les coûts de cette opération de sauvetage, cela est inclus dans le mandat de la SQ, des Forces armées et des pompiers, expliquent Aurélie Guindon et Guy Brousseau.

« C’était bien impressionnant de voir atterrir les hélicoptères dans le stationnement du poste d’accueil, termine M. Brousseau. C’est tout un baptême pour un nouveau maire! »