Le NM Alphonse Desjardins (à gauche) a quitté le quai de Québec vers Lévis sur le coup de 10h et a été rapidement emporté par les glaces.

Traversier encore prisonnier des glaces à Québec

Pour la troisième fois en deux semaines, un traversier effectuant la navette entre Québec et Lévis a dérivé mardi avec des passagers à son bord en raison de l’accumulation de glaces sur le fleuve Saint-Laurent.

Parti de Québec vers Lévis sur le coup de 10 h, le NM Alphonse-Desjardins a vite été emporté par les glaces. Six voitures et 14 passagers sont partis à la dérive, en plus des matelots et des officiers. «Les passagers ont rapidement été avisés de la situation, ils sont en sécurité à bord du navire», a assuré Vicky Boivin, conseillère aux communications de la STQ, dans les minutes suivantes.

L’assistance de la Garde côtière canadienne a été demandée. Le brise-glace Amundsen, qui travaillait dans le secteur de Saint-Nicolas au moment de l’incident, a reçu l’ordre de revenir vers son port d’attache. Vers 11h15, il a rejoint le NM Alphonse-Desjardins et l’a escorté vers le quai de Québec. L’autre traversier en service, le NM Lomer-Gouin, était amarré à Lévis pendant ce temps. 

Arrêté à 10h26, le service de traversiers a pu reprendre vers midi. Après son raccompagnement, l’Amundsen a navigué dans le secteur dans les heures suivantes pour s’assurer que les glaces circulent, a souligné Michel Plamondon, porte-parole de la Garde côtière. 

L’année a commencé abruptement à la traverse Québec-Lévis. Le 3 janvier, 24 passagers sont demeurés coincés sur le fleuve pendant plus de quatre heures alors que le NM Alphonse-Desjardins était prisonnier des glaces. Le brise-glace Terry Fox était alors brisé et l’Amundsen en ravitaillement à Montréal, si bien que les renforts sont venus de Trois-Rivières. La situation a entraîné son lot de critiques sur l’état de la flotte de brise-glaces, dont celles du ministre québécois délégué aux affaires maritimes, Jean D’Amour. 

Le Desjardins a de nouveau dérivé le 6 janvier, puis le service a été interrompu quelques jours plus tard en raison des glaces agglutinées le long des quais. 

La porte-parole de la STQ assure que c’est «vraiment un hasard que ce soit plus souvent le Desjardins» puisque les deux traversiers sont identiques. C’est plutôt le froid soutenu qui est pointé du doigt comme cause des incidents.  

Y a-t-il un impact sur les entrées? Mme Boivin n’a pas répondu directement à notre question. «Il s’agit d’une situation exceptionnelle et la clientèle se montre très compréhensive», s’est-elle contentée de dire.