Une des experts de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail François Asselin, a jeté de la lumière sur l’accident qui a couté la vie à un homme sur un chantier de Gatineau.

Travailleur mort écrasé: une entreprise gatinoise blâmée par la CNESST

La mort d’un travailleur dans un parc industriel de Gatineau à l’été 2017 découle du fait qu’il n’y avait « aucun moyen conforme à la réglementation pour assurer la stabilité des murs », conclut la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Daniel Sabourin était monteur d’acier et contremaître pour l’entreprise Les bâtiments Kalad'art 2015 inc. Il est mort écrasé le 8 août 2017, alors qu’il effectuait, avec son équipe, « le montage de la structure d’acier d’un bâtiment dans le parc industriel du secteur de l’aéroport à Gatineau ». La section de mur en question mesurait environ 30 pieds de hauteur, par six pieds de largeur.

L’enquête menée par la CNESST, dont les conclusions ont été rendues publiques jeudi à Gatineau, a permis d’établir que deux éléments sont en cause dans cet accident. Un constat d'infraction vise maintenant Les bâtiments Kalad'art 2015 inc., de sorte que l'entreprise est passible d'une amende variant entre 16 000$ et 66 000$ si elle plaide ou si elle est reconnue coupable.

D’une part, la CNESST a déterminé qu’« une section de mur érigée depuis quelques minutes a subi les forces du vent et de son propre poids », de sorte que l’ancrage a cédé et a causé la chute de la structure sur le travailleur.

L’enquête a également établi que « la procédure de montage de l’employeur ne prévoyait aucun moyen conforme à la réglementation pour assurer la stabilité des murs pendant les travaux d’érection ». 

« De fait, aucune technique conforme aux règles de l’art, telle que le haubanage ou le contreventement, n’avait été prévue à la procédure et n’a été utilisée sur le chantier », poursuit la CNESST.

Après la mort de M. Sabourin, la CNESST, a ordonné l’arrêt des travaux et a exigé que l’employeur « élabore une méthode de travail » pour rendre conforme le montage de la structure. « L’employeur s’est conformé à ces exigences », affirme la CNESST.