Alexis Vlachos, un Montréalais de 40 ans, a plaidé coupable à des accusations d’avoir transféré des armes à feu entre les États-Unis et le Canada, via la vénérable Haskell située à la frontière des États-Unis et du Canada.

Trafic d’armes via la bibliothèque Haskell : un Montréalais plaide coupable

La célèbre Bibliothèque Haskell, de Stanstead en Estrie, a servi à un important trafic d’armes au début des années 2010.

Alexis Vlachos, un Montréalais de 40 ans, a plaidé coupable à des accusations d’avoir transféré des armes à feu entre les États-Unis et le Canada, via la vénérable bibliothèque qui chevauche la frontière du Vermont et du Québec.

Vlachos, 40 ans, a avoué sa culpabilité lundi devant la cour fédérale de Burlington. Il pourrait être condamné à 20 ans de prison, selon l’agence The Associated Press.

Des documents déposés en cour mentionnent qu’entre 2010 et 2011, Vlachos aurait pu obtenir une centaine d’armes de poing achetées auprès de marchands en Floride en les faisant transiter par la bibliothèque de Stanstead.

D’après le journal The Caledonian Record, l’homme avait été extradé du Québec vers le Vermont en juin 2017 pour faire face à de multiples accusations fédérales de trafic d’armes à feu.

En octobre 2012, on apprenait qu’une Floridienne avait été inculpée en rapport à cette affaire. Alors âgée de 46 ans, Annette Wexler avait été accusée de s’être rendue à la Bibliothèque Haskell pour remettre plusieurs armes à un complice par la justice du Vermont. Elle serait repartie du lieu culturel avec en sa possession une somme supérieure à 15 000 $.

En juillet dernier, Wexler a admis avoir exporté illégalement des armes vers le Canada et a plaidé coupable à une accusation de complot. Une peine de deux ans de liberté surveillée lui a été imposée, rapporte l’AP.

La poursuite soutenait à l’époque que Wexler avait fait de fausses déclarations lors de l’achat de plusieurs armes chez différents marchands accrédités en Floride. La législation du pays prévoit qu’une personne se procurant une arme doit répondre à un formulaire détaillé. La femme avait un complice en sol américain et un autre du côté canadien.

Le choix de la Bibliothèque Haskell pour procéder à l’échange n’était sans doute pas un hasard. L’entrée de la bibliothèque, qui dessert les communautés de Stanstead et de Derby Line, est située en sol américain, mais les Canadiens n’étaient pas tenus de passer par un poste frontalier avant de pénétrer dans le lieu culturel.

Un mauvais souvenir

La direction de la bibliothèque n’a pas voulu commenter la nouvelle jeudi. Au journal La Presse, la bibliothécaire Nancy Rumery a raconté se souvenir des agissements louches des passeurs au plus fort du trafic d’armes. Elle a mentionné aussi espérer que cette affaire ne devienne plus qu’un mauvais souvenir.