Près de 200 personnes provenant de tous les milieux étaient présentes pour soutenir le quotidien de la rue Dufferin jeudi soir.

Tous unis derrière La Voix de l’Est

Journalistes, médias, gens d’affaires, élus, personnalité sportive et « gens ordinaires » se sont réunis au pub MacIntosh de Bromont, où un rassemblement en soutien à La Voix de l’Est avait lieu jeudi soir. La soirée s’est déroulée sous le signe de l’espoir, envoyant une onde positive en cette période cruciale pour les médias régionaux.

Près de 200 personnes provenant de tous les milieux étaient présentes pour soutenir le quotidien de la rue Dufferin. Cette vague de solidarité a touché ses employés droit au cœur.

Les organisateurs de l’événement souhaitaient avant tout réitérer la pertinence des médias en région. Les différents discours prononcés allaient d’ailleurs dans le même sens.

« Ce n’est pas La Presse ou CTV qui va envoyer un journaliste pour voir ce qui se passe à Granby. Alors, c’est pour cela que la nouvelle locale est aussi importante », a fait valoir Stéphane Giroux, président de la FPJQ.

« Le silence, c’est taire l’exploit d’un sportif local, les premiers pas sur scène d’un artiste d’ici, les idées audacieuses d’un entrepreneur de la place », a ajouté Marc Gendron, rédacteur en chef de La Voix de l’Est.

Un citoyen immigrant s’est aussi présenté au micro afin de partager son expérience. Arrivé dans la région il y a quelques années, il s’est dit heureux de pouvoir bénéficier du journal granbyen, qui lui a permis de découvrir la communauté qui l’entoure.

« Dans la couverture qu’ont faite les médias nationaux de cette crise, plus souvent qu’à son tour, on a cité un travail d’un média en exemple pour démontrer la pertinence de l’information régionale. Et ce média, c’est La Voix de l’Est », a souligné son directeur général du journal granbyen, Christian Malo.

Toutes les personnes sondées sur place souhaitent à tout prix éviter la disparition de La Voix de l’Est. Pour plusieurs, la lecture du quotidien local constitue une véritable tradition, ils l’ont « tatoué sur le cœur ».

« Dans la couverture qu’ont faite les médias nationaux de cette crise, plus souvent qu’à son tour, on a cité un travail d’un média en exemple pour démontrer la pertinence de l’information régionale. Et ce média, c’est La Voix de l’Est », a souligné son directeur général, Christian Malo.

« Ce qu’on vit aujourd’hui, ça secoue toute une communauté et en voyant des personnes de toute allégeance politique, on peut voir que c’est l’affaire de tous, peu importe la couleur », a aussi mentionné Sarah-Ève Charland, présidente de la FPJQ-Montérégie et journaliste à L’Œil Régional, basé à Belœil.

Les médias écrits ne sont d’ailleurs pas les seuls à devoir composer avec d’importantes baisses de revenus.

« Oui, ce soir on vient supporter La Voix de l’Est, mais c’est un enjeu encore plus grand puisque ça touche tous les médias régionaux », a plaidé Jocelyn Beaudoin, représentant de la Chambre de commerce de Brome-Missisquoi.

Solutions

Comme c’est le cas depuis deux semaines, quelques pistes de solution ont été proposées jeudi soir. Parmi le lot figure évidemment le projet de taxer les géants du web qui s’accaparent une part grandissante des revenus publicitaires. Le maire de la municipalité de Saint-Paul-d’Abbotsford, Robert Vyncke, a demandé aux élus fédéraux de s’activer dans ce dossier, de « mettre leurs culottes ».

Cette vague de solidarité a touché les employés de La Voix de l’Est droit au cœur.

On a aussi mis l’accent sur le rôle primordial joué par les annonceurs locaux. « Aux entrepreneurs de la région qui font la promotion de l’achat local, passez de la parole aux actes. Vous demandez aux gens d’acheter des souliers dans vos boutiques plutôt que sur Amazon. Maintenant, achetez votre publicité chez nous plutôt que sur Facebook », a lancé Marc Gendron, chaudement applaudi par la foule réunie à Bromont.