Pour espérer concurrencer les géants internationaux, les commerçants québécois doivent s’allier et partager les meilleures pratiques. Le portail le Panier bleu, lancé ce printemps, mène une grande tournée régionale pour recueillir les idées.
Pour espérer concurrencer les géants internationaux, les commerçants québécois doivent s’allier et partager les meilleures pratiques. Le portail le Panier bleu, lancé ce printemps, mène une grande tournée régionale pour recueillir les idées.

Tournée régionale du Panier bleu pour allier les forces

Léa Martin
Léa Martin
Le Soleil
Pour espérer concurrencer les géants internationaux, les commerçants québécois doivent s’allier et partager les meilleures pratiques. Le portail le Panier bleu, lancé ce printemps, mène une grande tournée régionale pour recueillir les idées qui façonneront le futur du commerce de détail au Québec.

Après 25 ans dans le domaine du commerce électronique, le directeur général du Panier bleu Alain Dumas constate qu’il y a toujours un retard au Québec. Selon lui, ce phénomène s’explique par le nombre important de petites entreprises; les investissements majeurs nécessaires à la transition numérique ne sont pas possibles pour tous. 

Par contre, il s’enthousiasme de la mobilisation des commerçants et de la résilience dont ils ont fait preuve pendant la pandémie. «Ce que j’ai aimé dans les groupes de discussion, c’est que les commerçants ne sont pas défaitistes et se sont pris en main pendant la pandémie. Il y a une volonté de s’en sortir», déclare-t-il.

Selon lui, un des chantiers intéressants du projet de tournée régionale sera de définir plus clairement ce qu’est un achat local pour les consommateurs pour mieux le valoriser. «Ce n’est pas seulement au Québec. À travers le monde, la COVID a poussé les gens à faire de l’achat local. L’idée est de dire: est-ce que l’on peut capitaliser là-dessus pour que ça devienne un courant permanent», indique-t-il. 

Les consultations permettent de constater un manque criant de groupe de soutien pour les entrepreneurs, qui vivent souvent dans un contexte plutôt solitaire. Aussi, plusieurs commerces avaient vécu des défis en lien avec le développement du commerce en ligne ou la promotion de leurs produits sur les réseaux sociaux. Ces discussions leur ont permis de réaliser qu’ils ne sont pas seuls et d’échanger pour trouver des astuces auprès de leurs pairs. Le principal défi des commerces de la Capitale-Nationale est de «combler les manques de ressources sur les plans techniques», relèvent les premiers résultats.

Les entrepreneurs n’ont pas nécessairement toutes les ressources ou les connaissances technologiques pour élaborer un site web optimal par exemple.

«Le brainstorming de cette semaine était fort intéressant», témoigne la fondatrice de Caramel FAA, Sonia Robitaille-Jacob. Elle attend avec impatience les résultats de ces groupes de discussion qui devraient être partagés sous peu. Pour sa part, elle est très heureuse de faire partie des entreprises affichées sur le Panier bleu, car plusieurs de ses clients lui disent l’avoir trouvé sur cette plateforme.