Les plongeurs de la SQ ont ratissé la rivière du Loup, à proximité de Louiseville jeudi, afin de retrouver Mélissa Blais, mais sans succès.

Toujours aucune trace de Mélissa Blais

Louiseville — Alors que des plongeurs de la Sûreté du Québec ont ratissé la rivière du Loup, aux environs de Louiseville, durant une bonne partie de la journée jeudi afin de retrouver Mélissa Blais, cette mère de famille disparue depuis le 2 novembre dernier, ils ont finalement quitté les lieux les mains vides en milieu d’après-midi, la dame et sa voiture étant toujours introuvables.

Au total, ce sont 15 kilomètres de la rivière du Loup qui ont été inspectés à l’aide de deux embarcations de type Zodiac au cours de la journée, et ce, jusqu’à Saint-Léon-le-Grand.

«La première embarcation était plus petite et servait aux sauveteurs afin de scruter les berges pour y déceler d’éventuelles traces d’un véhicule qui aurait pu plonger dans la rivière. Pour ce qui est de la seconde, des plongeurs étaient à bord afin de fouiller le fond de la rivière à l’aide de sonars. S’ils avaient trouvé une quelconque masse à l’aide des sonars, ils auraient alors été en mesure de plonger, mais malheureusement rien n’a été repéré», a mentionné la porte-parole de la Sûreté du Québec en Mauricie, Éloise Cossette, en fin d’après-midi.

Au total, ce sont six plongeurs et sauveteurs spécialisés qui ont ratissé l’endroit jeudi, mais sans succès.

Même si aucun indice ne laissait croire que la mère de famille pouvait se trouver dans la rivière du Loup, près de Louiseville en début de journée, Éloise Cossette a toutefois précisé que ces secteurs de la rivière étaient tout de même pertinents à vérifier puisqu’ils sont à proximité d’endroits où Mélissa Blais aurait pu passer le 2 novembre.

Un poste de commandement a par ailleurs été établi sur le chemin du lac-Saint-Pierre Ouest jeudi, afin d’obtenir des renseignements supplémentaires de la part des citoyens de Louiseville, quant à la disparition de Mélissa Blais.

Concernant la suite des choses, la SQ estime que des décisions seront prises au jour le jour, selon les derniers avancements dans le dossier, afin de déterminer les actions futures à entreprendre.

Rappelons que les proches de Mélissa Blais, une mère de famille de 34 ans, sont sans nouvelle d’elle depuis le 2 novembre dernier, après que la dame eut fait la tournée des bars de Louiseville. Mercredi, un hélicoptère de la SQ a survolé la région pour tenter de repérer le véhicule de la dame, une voiture Toyota Corolla 2011 noire à quatre portes, immatriculée Y70 FAD.

Mélissa Blais manque à l'appel depuis le 2 novembre.

Assez de ressources pour les disparitions d’adultes?

Les bienfaits de l’alerte Amber lors de disparitions d’enfants ont maintenant fait leurs preuves au Québec depuis quelques années, mais qu’en est-il lorsque survient la disparition d’une personne adulte? À cette question, la directrice générale de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD), Nancy Roy estime que des actions pourraient être mises en place afin d’augmenter les chances de retrouver la personne vivante.

«De notre côté, ça relance certains dossiers, notamment le fait de demander l’élargissement des alertes. On souhaite que l’alerte Amber soit aussi mise de l’avant pour les adultes dans des circonstances où les policiers stagnent, par exemple. On pourrait ainsi demander l’aide du public à plus grande échelle, car on ne peut pas demander qu’il y ait un policier à chaque coin de rue, mais on peut demander que tout le monde surveille certains éléments de leur côté.»

L’élargissement des alertes dans les cas de disparitions des adultes n’est cependant pas le seul élément demandé par l’AFPAD qui souhaite aussi que certains éléments juridiques soient élargis afin d’aider les policiers dans leurs recherches.

«Il faudrait aussi, dans des cas comme celui-ci, élargir les outils juridiques que les policiers peuvent consulter, car souvent, ils n’ont pas accès à l’information à cause de la protection des renseignements personnels. Ces renseignements pourraient leur permettre d’avoir des informations supplémentaires sur la personne, comme son état de santé mentale par exemple, ce qui faciliterait les recherches pour les policiers», soutient Mme Roy.

Médiatisation

Plus de deux semaines après la disparition de Mélissa Blais, la directrice générale de l’AFPAD, Nancy Roy, qui épaule la famille dans cette épreuve, estime qu’il reste encore du travail à faire quant à la médiatisation de l’affaire dans les médias par les policiers.

«Les policiers sont toujours un peu mal à l’aise à savoir ce qu’ils peuvent donner comme informations ou pas, mais je crois que les cas de disparition devraient être diffusés de façon plus large. Depuis l’affaire Cédrika Provencher, les policiers collaborent beaucoup plus et ils ont appris en quelque sorte de leur erreur, car ils donnent plus d’informations à la famille. Ils restent toutefois prudents malgré tout, donc il faudrait utiliser les médias de façon plus judicieuse pour alerter de façon plus large la population qui n’est pas encore au courant», mentionne Nancy Roy.

Du côté de la SQ, la sergente Éloïse Cossette croit au contraire que la médiatisation de la disparition de la mère de famille porte ses fruits. «Tous les jours, nous communiquons des informations dans ce dossier. Nous faisons une vigie au niveau des réseaux sociaux et la revue de presse démontre l’ampleur de la médiatisation. Les gens sont tous au courant sur les blocages de route, dans les commerces de la région», soutient-elle.

Avec la collaboration la collaboration de Gabriel Delisle