Les 80 syndiqués qui travaillent dans quatre restaurants Tim Hortons à Sept-Îles avaient obtenu leur accréditation syndicale auprès du Syndicat des Métallos-FTQ, mais attendaient d'obtenir leur première convention collective.

Tim Hortons: première convention collective à Sept-Îles

MONTRÉAL — Un groupe de rares travailleurs de restaurants Tim Hortons à être syndiqués aura bientôt sa première convention collective.

Ironiquement, cette nouvelle survient au lendemain de la publication d'un palmarès des entreprises qui avait démontré que Tim Hortons avait dégringolé dans l'estime des Canadiens, son image ayant été entachée par le fait que certains franchisés avaient réduit les avantages de leurs employés, pour compenser une hausse du salaire minimum en Ontario.

Ainsi, ce sont 80 membres de la section locale 7065 du Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, qui arrivent au terme du long processus d'arbitrage d'une première convention collective... après trois ans.

Ces 80 syndiqués qui travaillent dans quatre restaurants Tim Hortons à Sept-Îles avaient obtenu leur accréditation syndicale auprès du Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, mais attendaient d'obtenir leur première convention collective.

Or, l'arbitre vient tout juste de terminer ses audiences, a fait savoir le syndicat vendredi. Il ne reste plus que les plaidoiries des avocats représentant les parties, lundi, mardi et mercredi de la semaine prochaine.

«Finalement, après trois ans depuis l'émission de l'accréditation syndicale, un peu plus de trois ans, les procédures d'arbitrage vont se terminer la semaine prochaine. Par la suite, l'arbitre qui a été nommé au dossier va devoir nous décréter une convention collective dans les prochaines semaines», a résumé Gilles Ayotte, représentant du Syndicat des Métallos dans la région, au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne.

M. Ayotte n'a pas voulu dire ce que le Syndicat des Métallos demanderait comme salaire. Mais la grande centrale FTQ, à laquelle est affilié le Syndicat des Métallos, est la figure de proue de la revendication d'un salaire minimum à 15 $ au Québec. C'est elle qui a parti le bal, le 1er mai 2016. Et tous ses syndicats ont décidé d'en faire «une affaire personnelle», lors du congrès de la centrale de plus de 600 000 membres, en novembre-décembre 2016.

M. Ayotte s'est limité à dire qu'«on demande des salaires raisonnables pour le milieu de travail et les conditions de travail auxquelles ils sont exposés et on verra ce que l'arbitre en conclut». Sept-Îles est réputée pour être une ville au taux de syndicalisation élevé et où les salaires sont plus élevés que la moyenne.