Après qu’un carambolage eut séparé le peloton en deux et causé un carnage parmi les sprinteurs des principales équipes, Mike Teunissen a signé la victoire la plus importante de sa carrière.

Teunissen remporte la première étape du Tour de France, et Astana frôle la catastrophe

BRUXELLES — Si on exclut les festivités entourant la première conquête du Tour de France d’Eddy Merckx il y a un demi-siècle, rien n’a été comme prévu samedi.

Le champion en titre Geraint Thomas a été impliqué dans un carambolage qui l’a propulsé au-dessus de son guidon dans la dernière portion de la première étape de la Grande Boucle. Et le maillot jaune du meneur est revenu à un cycliste de soutien qui s’est trouvé soudainement des qualités de sprinter.

Après qu’un carambolage eut séparé le peloton en deux et causé un carnage parmi les sprinteurs des principales équipes, Mike Teunissen a signé la victoire la plus importante de sa carrière aux dépens du champion du monde Peter Sagan, et Caleb Ewan. Le sprinteur hollandais les a devancés de justesse au fil d’arrivée à Bruxelles, et complété l’épreuve de 194,5 km en quatre heures, 22 minutes et 47 secondes.

«La dernière portion n’était pas dangereuse, a assuré Teunissen après avoir démontré une étonnante puissance dans les derniers mètres de la course. C’est simplement parce que les cyclistes étaient nerveux que c’est devenu dangereux.»

La chute de Thomas s’est cependant révélée sans conséquence. L’ex-spécialiste du vélo sur piste menait le peloton lorsqu’il a perdu le contrôle de sa monture et terminé sa course contre les barrières de sécurité.

«Ça va. J’avais suffisamment ralenti lorsque je suis entré en contact avec elles, a-t-il évoqué. L’essentiel, c’est que je n’ai pas subi d’importantes blessures. L’objectif, pendant la première semaine, c’est simplement d’éviter le pire.»

L’étape a été marquée par la violente chute du meneur de l’équipe Astana, Jakob Fuglsang.

Fuglsang évite le pire

L’étape a aussi été marquée par la violente chute du meneur de l’équipe Astana, Jakob Fuglsang.

Fuglsang, qui faisait partie des favoris pour l’emporter cette année, a visité le bitume à environ 20 km de l’arrivée. Le meneur de l’équipe kazakhe, pour laquelle évolue le Québécois Hugo Houle, s’est relevé en dépit du sang qui giclait de son visage et de son genou droit, en plus des éraflures qui ont endommagé son maillot. Il est parvenu à atteindre le fil d’arrivée sans perdre de temps.

«Il s’est ouvert l’arcade sourcilière et il avait le genou en sang. Il a vraiment souffert pour finir l’étape parmi les meilleurs. Au moment où nous nous parlons, je n’ai pas de résultats sur son état de santé. C’est vraiment une journée difficile pour nous. Nous allons voir demain dans quel état il sera et nous espérons qu’il n’y a rien de majeur», a indiqué Houle.

Michael Woods (EF Education First), d’Ottawa, a terminé dans le peloton principal au 87e rang. Quant à Houle (Astana), de Sainte-Perpétue, il a suivi au 91e échelon.

La Grande Boucle s’est mise en branle dans la capitale belge afin de saluer le 50e anniversaire de la première des cinq conquêtes du Tour de France de Merckx. Avec La Presse canadienne