Lance Stroll renouera ce week-end avec l’un de ses circuits préférés en Formule 1 au Grand Prix d’Azerbaïdjan.

Stroll, Perez et Racing Point espèrent un coup d’éclat en Azerbaïdjan

MONTRÉAL — Lance Stroll renouera ce week-end avec l’un de ses circuits préférés en Formule 1 au Grand Prix d’Azerbaïdjan.

C’est à Bakou qu’il a connu ses plus grands succès en carrière, après avoir notamment terminé troisième au volant de sa Williams en 2017 — il s’agit de son premier, et seul, podium jusqu’ici en F1. Un exploit qui restera gravé à jamais dans sa mémoire.

«J’étais sous pression et j’ai lutté pendant les deux derniers tours pour survivre; Valtteri [Bottas] me pourchassait sans arrêt, a rappelé Stroll en riant. J’avais été déçu de me faire dépasser pour la deuxième place tout juste avant le fil d’arrivée, mais je me souviens que c’était très spécial de me retrouver sur un podium en F1.»

Stroll a aussi pris la huitième position au même endroit l’an dernier, en dépit des lacunes évidentes du bolide Williams.

«C’est un des week-ends que j’adore, ici à Bakou. Les tours sont longs, les virages sont serrés et il faut être constamment concentré pour éviter les erreurs de pilotage. Ce sera bien de me retrouver derrière le volant [vendredi]», a expliqué le principal intéressé.

Afin de poursuivre sa série de succès en Azerbaïdjan, le pilote âgé de 20 ans a mentionné qu’il avait un plan de match très précis en tête.

«La clé, ici, c’est d’éviter de se salir le nez, afin d’être toujours dans la course en fin d’épreuve. Tout pourrait se jouer dans les 10 derniers tours, avec une voiture de sécurité ou quelque chose du genre», a-t-il expliqué.

Stroll espère du même coup tourner la page sur les deux dernières courses, où il n’a pas obtenu les résultats escomptés.

«J’ai connu un bon début de saison en marquant quelques points en Australie, mais les deux dernières ont été décevantes, a reconnu Stroll. J’ai été victime d’un accrochage au Bahreïn, puis nous nous sommes trompés dans notre stratégie en Chine et avons terminé tout juste à l’extérieur du top 10.

«Mais l’avenir est prometteur. Nous sommes dans la lutte en milieu de peloton — c’est très serré — et nous croyons pouvoir marquer des points chaque week-end. Je crois que ce sera très intéressant de suivre nos progrès d’ici la fin de la campagne», a-t-il résumé.

Perez se plaît à Bakou

Stroll n’est pas le seul à raffoler du circuit de Bakou. Son coéquipier chez Racing Point, Sergio Perez, en garde lui aussi de bons souvenirs. Il y avait grimpé sur la deuxième marche du podium en 2016, et sur la troisième deux ans plus tard.

«J’ai grimpé sur le podium deux fois en trois courses jusqu’ici à Bakou, et je pense même que j’ai connu l’une de mes meilleures courses en carrière ici l’an dernier, a confié le Mexicain. Je me rappelle avoir dépassé Sebastian Vettel et l’avoir gardé derrière moi durant les derniers tours. J’avais alors réussi certains des meilleurs tours en carrière — comme si j’étais en qualifications.»

Loin d’être jaloux des succès de son coéquipier, Stroll s’est dit très heureux de pouvoir compter sur Perez à ses côtés cette saison.

«Il a beaucoup d’expérience; ça fait longtemps qu’il est avec l’équipe, donc je pense que c’est le meilleur coéquipier qu’on puisse avoir, a mentionné Stroll. Pour le moment, nous avons les mêmes difficultés avec la voiture, alors c’est un bon signe. Il faut pousser l’équipe dans la bonne direction, au niveau du développement, et c’est ce qu’on fait.»

Racing Point tentera ce week-end de placer au moins une de ses voitures dans le top 10 pour la quatrième fois en autant de courses, un objectif réalisable selon le directeur de l’écurie, Otmar Szafnauer.

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LE TALENT DE CHARLES LECLERC BRIMÉ PAR FERRARI?

BAKOU, Azerbaïdjan — Lewis Hamilton affirme que le talent de son rival de Formule 1 Charles Leclerc est obscurci par Ferrari, qui lui a demandé de se tasser pour son coéquipier Sebastian Vettel.

Hamilton a comparé la situation de Leclerc à la sienne, à ses débuts avec McLaren en 2007, alors qu’il se trouvait aux côtés du champion en titre Fernando Alonso. Cette saison s’est conclue par la défaite d’Alonso et Hamilton par un point derrière Kimi Räikkönen et une relation acrimonieuse, qui a mené au départ d’Alonso.

«Je voulais gagner le plus tôt possible et je voulais battre le champion contre qui je faisais la course, alors oui, c’est très similaire, a dit Hamilton. Je me revois beaucoup en Charles et il fait un excellent travail jusqu’ici en tenant compte des attentes très élevées dans une grande écurie comme Ferrari.»

D’obliger Leclerc à occuper un rôle de soutien derrière Vettel pourrait étouffer ses habiletés, a ajouté Hamilton.

«Je peux comprendre ce que Charles doit ressentir, car dans son coeur, il est le meilleur, ou il a le potentiel pour être le meilleur. On le limite, en quelque sorte. En tant que coureur et féroce compétiteur, vous êtes porté naturellement à vous rebeller. Ils vous disent de faire une chose, mais votre combativité vous incite à faire autre chose.»

Leclerc, qui est passé chez Ferrari après une impressionnante saison recrue avec Sauber l’an dernier, a dit qu’il accepterait les consignes d’équipe «en certaines situations».

Le pilote originaire de Monaco a ajouté qu’il avait discuté avec l’écurie au sujet de consignes futures.

«Au final, ils disposent de beaucoup plus de données dans les puits que j’en ai dans la voiture, a-t-il admis. Nous verrons.»

Leclerc est toujours à la recherche de sa première victoire. Une panne de moteur lui a coûté ce gain au Grand Prix du Bahreïn, le mois dernier. La Presse canadienne