La barrière a été louée à la Ville de Montréal. Celle-ci avait dépensé 7,5 millions $ fin 2016 pour l’acquisition de 1500 murets de béton et d’acier qui ont encadré le circuit de la défunte course de Formule E.

Sommet du G7: les clôtures de la Formule E bientôt installées

L’installation de la clôture de 1,4 kilomètre qui ceinturera notamment la «Zone de libre expression» du Sommet du G7 de La Malbaie commencera dans une semaine. Elle sera donc en place bien avant la rencontre internationale qui aura lieu au Manoir Richelieu les 8 et 9 juin.

«Ils devraient commencer [le transport] vers le 18 mai», explique le lieutenant Jason Allard, officier responsable des communications pour le G7 à la Sûreté du Québec. Pourquoi cette date? Parce que Charlevoix est dans la «zone de dégel 2», c’est-à-dire que les camions chargés des très lourdes sections de la muraille ne pourront circuler sur les routes avant ce jour. 

Il faudra ensuite dérouler la paroi depuis le fleuve jusqu’au haut de la côte Bellevue, puis sur une portion de la rue des Carrières. «Ça devrait durer à peu près sept jours pour l’installation.»

La barrière a été louée à la Ville de Montréal. Celle-ci avait dépensé 7,5 millions $ fin 2016 pour l’acquisition de 1500 murets de béton et d’acier qui ont encadré le circuit de la défunte course de Formule E. Mais la palissade dort dans un entrepôt depuis la première et dernière présentation de la course de voitures électriques.

La Sûreté du Québec n’avait pas besoin du lot complet. «On a signé finalement notre entente avec la Ville de Montréal pour la location de 1,4 km de clôture, c’est environ 375 sections de clôture», note M. Allard.

Et d’ajouter que la métropole a négocié un tarif réduit : 120 000 $ pour l’emprunt des remparts entre le 15 mai et le 30 juin. «La Ville nous a fait un bon prix.»

Mais il fallait trouver un moyen pour déplacer la cargaison plutôt massive : chaque bloc de 4 mètres pèse 4,3 tonnes. Poids auquel il faut ajouter les poteaux et grillages qui surmonteront les bases de béton.

C’est Béton Brunet de Salaberry-de-Valleyfield, qui a remporté le contrat avec son offre de 250 000 $. Il faut dire que l’entreprise dispose déjà de l’équipement nécessaire au transport puisque c’est elle qui a fabriqué les murets. 

Écologique et économique

Pour ce montant, il y aura transport depuis l’entrepôt montréalais jusqu’à La Malbaie, installation, entretien durant le Sommet puis démontage et retour vers la métropole.

Jason Allard plaide qu’il s’agit d’un choix écologique et économique, la SQ réutilisant une structure existante tout en économisant gros par rapport au coût d’acquisition. Et ajoute que les forces de l’ordre sont confiantes de la solidité de la fortification temporaire, celle-ci ayant été conçue pour encaisser des bolides filant à grande vitesse.

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AU SOL, LES DRONES DE LA MALBAIE

Propriétaires de drones de Charlevoix, vous devez dès maintenant ranger votre joujou si vous êtes près du Manoir Richelieu. Les services de sécurité ont devancé certaines restrictions de vol, notamment pour les appareils téléguidés. 

Transports Canada a d’ailleurs envoyé un minimessage sur les réseaux sociaux jeudi à cet effet : «Attention à tous les pilotes de #drone de #LaMalbaie! Les drones sont interdits dans la région du Sommet du @G7 dès maintenant et jusqu’au 10 juin #SécuritéG7 #SécuritéDrones.»

En fait, l’interdiction est entrée en vigueur le 4 mai, sans tambour ni trompette. Une courte mention est alors apparue sur un site Web de la Gendarmerie royale du Canada. Nous avons contacté la GRC afin de savoir pourquoi avoir devancé cet interdit. Mais nos interlocuteurs n’avaient pas de détails à fournir.