Quelque 300 syndiqués de la Sépaq sont venus manifester devant l’Assemblée nationale, vendredi.

Sépaq: les négos toujours dans l'impasse [VIDÉO]

Alors que la menace d’une grève planait toujours vendredi, les négociations entre les parties syndicales et patronales de la Sépaq se sont poursuivies tard en soirée.

«Présentement, vous faites trop de bruit. Même les gens du Camping des Voltigeurs vous entendent», a lancé le président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Christian Daigle, aux quelque 300 syndiqués de la Sépaq venus manifester devant l’Assemblée nationale, vendredi.

Des débrayages de 300 membres du SFPQ sont survenus mercredi au Manoir Montmorency et au parc de la Chute-Montmorency, au siège social de la Société des établissements de plein air du Québec, à Québec, au Camping des Voltigeurs à Drummondville, au Centre touristique du Lac-­Kénogami et au Centre touristique du Lac-Simon.

Si l’impasse n’est pas dénouée, 1200 employés se joindront à la grève générale samedi, pour marquer le début des vacances de la construction au Québec, qui se prolongeront jusqu’au 3 août. Une situation qui menace de paralyser les activités des 23 parcs nationaux de la province et du Gîte du Mont-Albert, à Sainte-Anne-des-Monts. 

Rappelons qu’un conciliateur a été désigné au dossier mercredi à la demande de la Sépaq, une requête bien accueillie par le SFPQ. 

Vendredi, Christian Daigle avait toujours bon espoir d’éviter le débrayage. Le SFPQ avait réuni son instance de négociation à Québec, «pour pouvoir se prononcer rapidement s’il y avait une entente de principe», a indiqué M. Daigle. Une cinquantaine de membres de partout au Québec étaient en attente d’une proposition de la partie patronale.

«Passer un message»

Les syndiqués se sont réunis sur la colline parlementaire «pour passer un message» à François Legault et au président du Conseil du trésor, Christian Dubé, «les grands argentiers qui tirent les ficelles de la bourse».

Ils réclament une structure salariale unique à tous les employés des neuf unités syndicales ainsi que des augmentations de salaire respectant la hausse annuelle du coût de la vie, de «1,5 % à 2 %». Ils demandent également un certain rattrapage pour compenser les pertes des années passées.

La partie patronale a déposé une deuxième offre salariale lundi soir qui devait constituer, selon elle, une avancée sérieuse dans les négociations. La partie syndicale a répondu par une contre-offre, mardi soir, qui a elle aussi été rejetée.

Vacances en péril

En cas de grève, la direction de la Sépaq devrait mettre en place un plan afin de maintenir les parcs accessibles au public. De nombreux services seront toutefois touchés. 

Une dizaine de terrains de camping du Québec seront fermés, annulant dans la foulée près de 350 réservations. 

Quelque 7000 courriels ont déjà été envoyés par la Sépaq pour aviser les usagers qui seraient affectés par un débrayage cette fin de semaine. La location de vélos et de canot, la restauration et plusieurs secteurs d’hébergements en camping pourraient être fermés pour la durée de la grève potentielle. 

Les vacanciers sont invités à consulter le site Internet de leur destination afin de connaître les détails des services non disponibles.

Quelque 300 syndiqués de la Sépaq sont venus manifester devant l’Assemblée nationale, vendredi.