Retards dans le renvoi d’immigrants refusés, selon le vérificateur général

OTTAWA - Le vérificateur général fédéral affirme que l’agence frontalière du Canada n’a pas réussi à expulser rapidement la plupart des personnes ayant reçu l’ordre de quitter le pays.

Dans un rapport déposé au Parlement mercredi, le vérificateur affirme que les efforts de l’Agence des services frontaliers du Canada ont été freinés par la piètre qualité des données et par des faiblesses de base dans la gestion des cas, entraînant des retards évitables dans des milliers de dossiers.

Des déficiences dans l’échange d’informations avec les agents de l’immigration ont également retardé le traitement des cas.

L’agence frontalière est chargée d’exécuter les ordres d’expulsion pour garantir la sécurité publique et l’intégrité du système d’immigration.

Cependant, selon le vérificateur général, l’agence avait des milliers de dossiers qui n’avaient pas été regardés depuis des années, et ce, même si certains concernaient des renvois hautement prioritaires.

L’agence avait aussi perdu la trace de 34 700 personnes et n’effectuait pas régulièrement les suivis qu’elle aurait dû faire pour tenter de les retrouver ? C’est-à-dire rouvrir les dossiers de ces personnes au moins une fois tous les trois ans, et une fois par an pour les personnes ayant des antécédents judiciaires.