L'ABI organisait sa journée carrière à l'Auberge Godefroy de Bécancour, samedi.

Recrutement: ça se bouscule aux portes de l'ABI qui reçoit 2000 candidatures

BÉCANCOUR — L'Aluminerie de Bécancour aura l'embarras du choix pour combler les quelque 150 postes à pourvoir d'ici le début de l'été. L'entreprise pensait recevoir environ 250 candidats lors de sa journée carrière, qui se déroulait samedi à l'Auberge Godefroy de Bécancour. Or, depuis qu'elle a ouvert les inscriptions pour cette journée, l'entreprise a reçu 2000 candidatures, ce qui l'incite à organiser une seconde journée d'entrevues.

«On est vraiment très satisfait de la journée carrière. Les gens étaient heureux de nous rencontrer, et nous aussi. On a rencontré 280 personnes aujourd'hui (samedi), mais au moment où la période d'inscription s'est terminée, vendredi, on avait reçu 2000 candidatures. En raison de ce haut nombre, on va tenir une seconde journée carrière le 22 février prochain», explique Emilie Boissonneault, conseillère en communications pour l'ABI.

Selon Mme Boissonneault, la popularité des offres d'emploi à l'usine de Bécancour d'Alcoa s'explique par les conditions avantageuses qu'offre l'entreprise. Il semble donc que le spectre du lock-out qui a duré 18 mois, de janvier 2018 à juillet 2019, n'a pas refroidi les ardeurs des candidats. La conseillère en communication assure d'ailleurs que ce n'était pas une crainte du côté de l'entreprise.

«Non, le recrutement va bien et on n'avait pas nécessairement de crainte (par rapport au lock-out). On est confiant qu'on a une bonne entreprise», assure-t-elle.

L'ajout d'une seconde journée d'entrevues ne signifie pas pour autant que l'aluminerie va procéder à un nouvel appel de candidatures: les personnes qui seront convoquées en entrevue dans deux semaines feront donc partie des 2000 candidats qui ont postulé avant vendredi. Mme Boissonneault indique toutefois que le processus régulier d'embauche se poursuit en parallèle.

Les 150 postes à combler d'ici juin sont principalement ceux d'opérateurs et de techniciens en électrique et en mécanique, indique Mme Boissonneault. Il s'agit de postes occasionnels. L'annonce de la tenue d'une journée carrière avait réjoui plusieurs intervenants de la scène politique dans la région, notamment le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, et le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale et député de Trois-Rivières, Jean Boulet. Ce dernier avait été fortement sollicité depuis son élection, en octobre 2018, pour intervenir auprès des deux parties, lors du conflit de travail.

Avec cette offensive d'embauche, le nombre d'employés à l'ABI devrait monter à 975 d'ici l'été. Il était de 1033 au moment du déclenchement du lock-out, en janvier 2018. Au cours du conflit de travail, 150 employés ont quitté l'entreprise, pour prendre leur retraite ou pour trouver un nouvel emploi. Depuis la signature de la nouvelle convention collective, 50 autres ont également quitté l'ABI.