Ray Lewis a laissé de côté les notes et le lutrin samedi, préférant marcher sur la scène et livrer un discours passionné pour exhorter son auditoire à faire preuve de solidarité.

Ray Lewis, inspirant immortel

CANTON — L’un des plus grands leaders que le football a connu, Ray Lewis, a dédié son discours d’intronisation au Temple de la renommée du football professionnel pour appeler ses compatriotes à exercer un leadership plus éclairé aux États-Unis.

Le dernier des sept nouveaux élus à être honoré a laissé de côté les notes et le lutrin, préférant marcher sur la scène et livrer un discours passionné pour exhorter son auditoire à faire preuve de solidarité.

«Vivez-vous chaque journée dans le but de rendre le monde meilleur?» a demandé Ray Lewis au terme de son discours de 33 minutes, où il a fait référence plusieurs fois aux enseignements de Martin Luther King.

«Imaginez ce qu’on pourrait faire si l’on travaillait ensemble en tant que pays... en apprenant à s’aimer à nouveau les uns et les autres», a-t-il proposé.

«C’est la façon dont on réagit face à l’adversité dans nos vies qui démontre notre grandeur. Comment faire pour réaliser ce rêve? On cogne à la porte, qui va répondre? Il faut que ça commence dès maintenant. On a besoin de gens prêts à se battre pour ce qui est bon et ce qui est bien», a prêché l’ex-secondeur étoile des Ravens de Baltimore.

En s’adressant aux quelque 140 immortels déjà intronisés au temple du football, il les a appelés à aller au-delà du sport. «On peut passer de légendes à bâtisseurs d’un legs plus grand que le football».

«Ce qui nous unit, c’est l’espoir, la foi et l’amour. Mais le plus important, c’est l’amour», a-t-il conclu.

Intronisé dès sa première année d’éligibilité, Ray Lewis a eu un impact immédiat à son arrivée dans la NFL. Il est devenu le premier joueur à accomplir 40 sacs du quart et 30 interceptions en carrière. Il a été nommé huit fois sur l’équipe d’étoile.

En plus de Lewis, le temple de la renommée a accueilli Randy Moss, Brian Dawkins, Brian Urlacher, Jerry Kramer, Robert Brazile et Bobby Beathard lors de la cérémonie.

Puissant Brian Dawkins

Brian Dawkins a aussi livré un puissant message et s’est même laissé emporter par l’émotion en versant quelques larmes.

L’un des demi de sûreté les plus versatiles et les plus durs de l’histoire de la NFL, Dawkins a jeté un coup d’oeil à son buste immortalisé comme pour s’assurer de bien réaliser l’ampleur du moment.

«La plus grande partie de mes succès est venue sur le dos de la douleur», ajoutant avoir vécu des épisodes suicidaires en luttant contre la dépression. «Après en être sorti, soudainement je me suis senti mieux. Il y a une raison à ma douleur. J’ai fait des progrès immenses à travers ce que j’ai vécu. Pour ceux qui vivent une telle situation en ce moment, il y a de l’espoir de l’autre côté. Continuez d’avancer, continuez de vous battre», a-t-il demandé.

Dawkins était le leader de la défensive des Eagles au début des années 2000. En 2002, il est devenu le seul joueur de l’histoire à réussir un sac du quart, une interception, une récupération de ballon échappé et un touché par la passe dans le même match.

Urlacher est devenu le 28 membre des Bears de Chicago à entrer au temple.

«J’aime tout du football: les amitiés, les entraîneurs, les enseignants, les défis, l’opportunité d’exceller. J’ai adoré aller au travail tous les jours pendant 13 ans», a résumé celui qui été élu meilleure recrue défensive en 2000 et joueur défensif de l’année en 2005.

Randy Moss, intronisé à sa première année d’éligibilité lui aussi, possédait la combinaison parfaite de gabarit, de vitesse et d’agilité. Recrue offensive de l’année en 1998, sa carrière explosé par la suite. Lors de la saison parfaite des Patriots en 2007, il a établi un nouveau record en captant 23 passes de touchés.

«À tous mes frères de veston doré, je promets de le porter fièrement», a-t-il commenté.

Terrell Owens a décliné l’offre de participer à la cérémonie. Il a plutôt choisi d’organiser sa propre soirée de festivités.