Les quatre jeunes hommes avaient été amenés au quartier général du Service de police de Sherbrooke mardi matin.

Quatre jeunes hommes arrêtés pour le viol de trois adolescentes

Quatre adolescents devront faire face à la justice relativement à une affaire d’agression sexuelle sur trois adolescentes à Sherbrooke.

La division des crimes majeurs de la Sûreté du Québec et le Service de police de Sherbrooke ont procédé à l’arrestation des suspects, mardi en avant-midi.

Les suspects devraient comparaître en chambre de la jeunesse de la Cour du Québec. Ils sont âgés entre 15 et 18 ans. L’accusé majeur ne peut être identifié, car les gestes pour lesquels il a été arrêté sont survenus alors qu’il était mineur.

« Ce sont des adolescents qui se connaissent. Il est possible que d’autres victimes se manifestent », explique la porte-parole de la SQ, la sergente Aurélie Guindon.

Ces arrestations auraient un lien avec la mise en garde faite à la fin mars relativement à des partys pour adolescents qui se sont déroulés à Sherbrooke.

Les agressions sexuelles alléguées ne seraient cependant pas survenues lors de ces partys. Les gestes reprochés auraient été commis en 2017 au domicile des suspects.

Des locateurs de salles où se tiennent des partys destinés à une clientèle adolescente ont dû prendre des mesures importantes pour assurer la sécurité des jeunes participants.

Aurélie Guindon

Le Service de police de Sherbrooke avait d’ailleurs publié un communiqué mettant les parents en garde contre ces soirées.


« Les invitations et la publicité se font majoritairement via les médias sociaux »
Service de police de Sherbrooke

« La plupart d’entre elles ont lieu dans des salles louées par des individus qui laissent sous-entendre un faux sentiment de sécurité. Les organisateurs de certaines de ces soirées n’ont aucun lien avec le milieu scolaire ou communautaire de Sherbrooke. Les invitations et la publicité se font majoritairement via les médias sociaux », pouvait-on y lire.

Ces mesures ne sont pas mises en place par simple inquiétude. Le SPS avait confirmé être intervenu lors de certaines soirées qui ont mal viré au cours des derniers mois.

Les arrestations de mardi ont eu lieu à la suite de l’identification de plusieurs victimes.

« La structure de gestion des enquêtes sur les crimes en série (GECS), coordonnée par la Sûreté du Québec, a été déployée dans le cadre de cette enquête, à laquelle collabore également le Service de police de Sherbrooke. Il s’agit d’une structure de commandement unifié au sein de laquelle les services de police québécois travaillent en partenariat afin d’identifier rapidement les crimes commis par des prédateurs et de procéder à leur arrestation. Cette coordination provinciale permet donc une mise en commun des ressources policières et vise à mieux protéger les victimes », explique le communiqué émis par la SQ.

Toute information sur ces individus et leurs agissements peut être communiquée, en toute confidentialité, à la Sûreté du Québec au 1-800-659-4264.