École Samuel-De-Champlain

Quatre élèves de l'école Samuel-De-Champlain suspendus pour le partage de photos explicites

Quatre élèves de l’école Samuel-De-Champlain ont été suspendus parce qu'ils auraient échangé des photos explicites d’une adolescente.

Une enquête portant sur un cas allégué de possession et distribution de pornographie juvénile a été ouverte par le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), après un signalement de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, le 4 décembre. Le cas a ensuite été confié à l’Unité de l’exploitation sexuelle des mineurs du SPVQ, a d’abord révélé Radio-Canada.

«Pour le moment, l'enquête est en cours. On ne peut donc pas dire de quelle façon les photos ont été partagées. Ce sont des éléments de l'enquête. Dans un dossier comme celui-là, qui concerne des adolescents, il n'y a pas beaucoup d'éléments d'information à caractère public», a signalé au Soleil le porte-parole du Service de police de la Ville de Québec, David Poitras.

À la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, des mesures ont été mises en place dès le moment où la victime a porté plainte.

«Tous les élèves et les parents concernés ont été rencontrés ou contactés par la direction de l’école. Dans la journée, tout le monde était au courant et des mesures de soutien et d’accompagnement ont été apportées. Dès le lendemain, à partir du moment où on a obtenu un petit peu plus d’information, on a suspendus des élèves», a fait savoir la secrétaire générale Martine Chouinard.

Les quatre élèves visés ont immédiatement été retirés de leurs cours. Certains ont continué de fréquenter l’école dans un local à part, où ils effectuaient leurs travaux scolaires sous la supervision d’intervenants. D’autres ont été confinés à la maison, le temps que la commission scolaire poursuive son enquête.

«Considérant les informations que nous avons obtenues, on ferme le dossier sur le plan administratif. On a analysé chacun des gestes posés et on a donné les conséquences en contrepartie», a résumé Mme Chouinard, ajoutant que ces suspensions prendront fin avec la pause du temps des Fêtes.

Les quatre élèves visés par des suspensions seront alors réintégrés en classe et pourraient, par conséquent, entrer en contact avec leur victime.

«À un moment donné, ces élèves-là vont se côtoyer, mais on travaille avec les familles et les élèves concernés. Notre but, c’est que ça se déroule très bien pour tout le monde, pour que ces élèves-là puissent compléter leur parcours scolaire», a poursuivi Mme Chouinard, précisant qu’aucun des cinq jeunes impliqués n’avaient demandé à changer d’école.

Éviter les amalgames

La secrétaire générale de la CS des Premières-Seigneuries explique que c’est par la prévention et la sensibilisation que le cas a été traité à l’école Samuel-De-Champlain. Elle met d’ailleurs en garde contre les amalgames avec un autre cas d’échange de photos explicites, hautement médiatisé celui-là, survenu au Séminaire des Pères Maristes au cours des derniers mois.

«On nous compare, mais il y a une distinction dans le dossier. On parle vraiment d’échanges de photos de nudité pour l’instant, selon les informations qu’on a eues. On ne parle pas de menaces, d’extorsion, d’agressions, de violence. On n’est pas dans ce contexte-là du tout. On voit une certaine différence.»

Si des révélations en ce sens venaient toutefois à surgir, la commission scolaire réalignerait son intervention.

«Si jamais il y avait des nouvelles informations qui arrivaient dans trois mois, dans quatre mois, on rouvrirait le dossier, mais chez nous, avec les éléments que nous possédons présentement, on ferme le dossier.»