Quatre ans et demi de prison pour avoir poussé une grand-mère en bas d’un quai de train

CALGARY — Une femme qui en avait poussé une autre en bas d’un quai de train de banlieue à Calgary, alors qu’elle avait consommé drogues et alcool, a été condamnée à quatre ans et demi de prison.

Stephanie Favel, âgée de 35 ans, a été condamnée mercredi après avoir plaidé coupable plus tôt cette année à une accusation de voies de fait graves, pour cette agression non provoquée en novembre 2018.

Rozalia Meichl, une grand-mère de 64 ans, est aujourd’hui paraplégique à la suite de blessures à la tête et au haut du dos, subies en tombant sur les voies. Un train qui entrait en gare avait réussi à s’arrêter avant de la frapper. Selon un exposé conjoint des faits soumis au tribunal, les deux femmes se trouvaient derrière la ligne jaune sur le quai lorsque Favel a poussé la victime à l’aide de son épaule et de son coude.

Le rapport d’un médecin a révélé que l’accusée avait consommé avant l’agression une grande quantité de méthamphétamine, de cannabis, d’alcool et de Gravol.

En rendant sa peine, le juge Harry Van Harten, de la Cour de l’Alberta, a rappelé mercredi que la preuve vidéo montrait clairement que le geste était «délibéré». Il a aussi souligné qu’il était nécessaire que les usagers des transports en commun se sentent «à l’abri d’attaques aléatoires d’étrangers».

La Couronne avait suggéré une peine «dissuasive» de cinq ans d’emprisonnement. La défense, qui a rappelé le passé difficile de l’accusée, espérait une peine maximale de trois ans et demi. Le juge a tranché pour quatre ans et demi.

Favel, une Autochtone, a obtenu un crédit de six mois en raison de son enfance troublée.

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Stephanie Favel en 2010