Alexis Vennes ne jouera pas au hockey dans les rangs universitaires, mais le jeune homme de Pointe-du-Lac est catégorique: ce sport a eu un impact direct dans son cheminement académique, qui le conduit jusqu’aux portes de la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke.
Alexis Vennes ne jouera pas au hockey dans les rangs universitaires, mais le jeune homme de Pointe-du-Lac est catégorique: ce sport a eu un impact direct dans son cheminement académique, qui le conduit jusqu’aux portes de la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke.

Quand le hockey mène aux études en médecine

Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Alexis Vennes rêve depuis des années de poursuivre des études en médecine. Quelle ne fut pas sa surprise de constater que quatre universités du Québec étaient prêtes à lui faire une place au sein de leur faculté! Il est catégorique: son passage au hockey scolaire aura pavé la voie vers cette portée d’entrée.

Le jeune homme de 19 ans se souvient comme si c’était hier de ses premiers cours de biologie, en troisième secondaire. «C’est là que j’ai compris que je voulais travailler dans le monde de la santé. À 15 ans j’étais un bon élève, mais je me contentais de la moyenne, sans plus.»

Viser des études en médecine exigerait une dose supplémentaire d’assiduité et de sérieux. Alexis le savait. C’est là que le hockey scolaire a pris encore plus d’importance dans sa vie.

Joueur du Vert et Or depuis son entrée au Séminaire Saint-Joseph en première secondaire, il a redoublé d’efforts. «J’ai transposé ce que j’ai appris au hockey vers les bancs d’école, j’ai développé mon éthique de travail. C’est carrément ça.»

De son propre aveu, il doit une fière chandelle à ses entraîneurs, Danny Dupont et Vincent Blanchette. «Ce sont des gens qui m’ont marqué, ils ont été des mentors. Le hockey complétait les études: si tu voulais jouer, tu devais le mériter à l’entraînement. Je me suis inspiré de ça pour la médecine.»

Alexis Vennes n’a peut-être pas connu les années les plus glorieuses du Vert et Or sur la patinoire dans la Ligue de hockey préparatoire scolaire, mais il avait gagné beaucoup d’expérience et de maturité.

En arrivant au cégep, il a dû faire un choix déchirant. «J’aurais probablement pu jouer au hockey au Collège St. Lawrence à Québec. J’ai plutôt décidé de me concentrer à 100 % sur les études pour percer au niveau académique.»

Il est donc rentré à la maison, après avoir pris part à un camp avec les Saints. Il devait se diriger vers le Cégep de Trois-Rivières, où il a découvert le cross-country avec les Diablos. Nouveau sport, nouvelle passion!

«J’ai joué au tennis et j’ai fait partie de l’équipe de cross-country durant ma première année. J’étais pas mal occupé!»

Direction Sherbrooke

Quatre campus différents ont donc répondu par l’affirmative à la demande d’adhésion d’Alexis Vennes: Laval, Montréal, McGill et Sherbrooke. Il a finalement jeté son dévolu sur cette dernière.

«Pour être franc, je n’en revenais pas d’avoir le choix! Ça n’a pas été facile, mais je trouve que Sherbrooke a l’air d’être une belle ville universitaire.»

Il a bien sûr partagé la bonne nouvelle avec plusieurs amis... et mentors. Danny Dupont a tôt fait de partager la nouvelle sur les réseaux sociaux.

«Quand un joueur m’appelle pour m’annoncer qu’il gradue dans la LNH ou la Ligue américaine, c’est toujours un bon sentiment. Quand tu reçois l’appel d’un ancien étudiant accepté dans quatre universités en médecine, il n’y a pas plus grande fierté», a témoigné Dupont.

«J’ai eu les larmes aux yeux», reconnaît Alexis Vennes en riant.

Deux spécialités l’intéressent: la cardiologie et l’hémato-oncologie. Il a encore beaucoup de temps pour choisir. D’ici là, il rejoindra peut-être l’équipe d’athlétisme ou de cross-country d’un autre Vert et Or, celui de Sherbrooke cette fois.

Ça ne l’empêchera pas de donner du temps au sein du Club des petits déjeuners du Québec, dans lequel il s’implique à l’école Sainte-Thérèse de Trois-Rivières. Il continuera aussi à faire des dons de plasma.

«Je trouve ça important de redonner, surtout dans la profession vers laquelle je me destine.»

Peu importe quel chemin il empruntera, il y aura toujours un peu de hockey scolaire dans ses bagages.